SUR QUOI, LA COUR :
Pour un plus ample exposé des faits, des moyens et des prétentions des parties, la cour se réfère à la décision attaquée et aux dernières conclusions déposées et régulièrement communiquées, en application de l'article 455 du code de procédure civile.
L'article 472 du code de procédure civile dispose que si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée.
L'article 954 du code de procédure civile dispose que la partie qui ne conclut pas ou qui, sans énoncer de nouveaux moyens, demande la confirmation du jugement est réputée s'en approprier les motifs.
Sur l'homologation du projet d'acte liquidatif repris dans les dernières conclusions de Mme [M] [I] et la créance de 9558,38 € qu'elle invoque
En l'espèce, Mme [M] [I] produit en cause d'appel un document intitulé 'état liquidatif notaire actualisé au 19.6.2025" mais qui n'est rien d'autre que l'état liquidatif qu'elle avait elle-même établi et déjà présenté devant le premier juge aux fins d'homologation, et dont les montants diffèrent légèrement devant la cour.
Or, et comme l'a valablement relevé le premier juge, ce projet liquidatif ne peut être homologué en l'état en ce que, au regard des pièces produites en première instance comme devant la cour, il est impossible de vérifier les chiffres avancés par Mme [M] [I] et ce, d'autant qu'elle-même demande à voir modifier ce projet en déduisant la somme de 9558,38 € sur le montant de la soulte qu'elle devrait, selon ses propres calculs, à M. [R] [Z].
En effet, Mme [M] [I] produit des avis de paiement de taxe foncière et de taxe d'habitation pour les années 2000 et 2001 au nom des deux époux et dont il n'est pas possible de savoir qui les a réglées.
Si la taxe foncière ainsi que l'assurance habitation pour les années 2022 et 2023 outre les travaux effectués dans le bien indivis sur la même période, au vu des factures produites, ont manifestement été réglées par Mme [M] [I] laquelle, depuis que la jouissance provisoire lui a été attribuée dans le cadre de l'ordonnance de non-conciliation, continue d'occuper ce bien, ces seuls éléments ne sauraient suffire à permettre d'établir un projet d'état liquidatif.
Par ailleurs, le montant de l'indemnité d'occupation due par Mme [M] [I] à l'indivision a été fixée par elle selon un mode de calcul et sur une période qui ne sont pas communiqués.
Enfin, l'évaluation du bien immobilier qu'elle produit aux débats date de 2021 soit d'il y a 5 ans, or la valorisation des biens indivis doit être faite à la date la plus proche du partage.
C'est donc à bon droit que Mme [M] [I] a été déboutée de sa demande d'homologation du projet d'état liquidatif inséré dans son assignation, et, devant la cour, dans ses dernières conclusions. Elle ne forme par ailleurs aucune demande tendant à faire trancher les éventuelles difficultés liquidatives si bien qu'à ce stade, il ne peut qu'être procédé à la désignation d'un notaire.
Par conséquent, le jugement déféré sera confirmé sur ce point.
Mme [M] [I] soutient, par ailleurs, avoir réglé une somme totale de 9.558,38 € de 1998 à 2006 pour le compte de son époux dont elle demande qu'elle soit retenue à titre créance à l'encontre de M. [R] [Z] et déduite de la soulte qu'elle devra lui verser.
Le premier juge, dans le jugement critiqué, et pour écarter cette demande de Mme [M] [I], a indiqué que cette dernière n'était pas fondée à former de demande au titre des créances auxquelles les parties ou l'indivision pourraient prétendre pour la période antérieure au 26 octobre 2018 soit dans le délai de prescription quinquennale au regard de la date de son assignation.
Or, il ressort de articles combinés 125 du code de procédure civile et 2247 du code civil que le juge ne peut relever d'office la fin de non recevoir tirée de la prescription, dès lors qu'elle n'est pas d'ordre public, ce qui n'est pas le cas de la prescription quinquennale de droit commun applicable en l'espèce aux créances entre indivisaires, fondées sur les articles 815-9 et 815-13 du code civil combinés à l'article 2224 du code civil.
Par ailleurs, aucune disposition ne lui permettrait de le faire en vertu de l'article 472 du code civil susvisé au regard de la défaillance du défendeur.
Dès lors, la demande formée par Mme [M] [I] au titre de la créance qu'elle invoque à l'encontre de M. [R] [Z] à hauteur de 9558,38 € en remboursement de prêts souscrits par l'époux seul à des fins personnelles et ce, sur une période antérieure au 26 octobre 2018, ne saurait d'office être écartée par le juge pour cause de prescription.
Par contre, et sur le fond, les pièces produites aux débats par Mme [M] [I] ne permettent pas d'établir que les prêts souscrits qu'elle invoque l'auraient été uniquement par M. [R] [Z] à des fins personnelles, ni que Mme [M] [I] aurait remboursé seule les échéances desdits prêts.
En effet, elle ne produit aucun contract de prêt si ce n'est l'échéancier du crédit souscrit pour l'achat du bien immobilier, au nom des deux époux, auprès du [1]. Elle communique, par ailleurs, des relevés de comptes d'un compte courant (dont le titulaire n'est pas mentionné) de l'année 2006 sur lesquelles apparaissent deux mouvements en débit à hauteur de 6509,32 € avec la mention 'REMBT PRET [V]' ainsi qu'un virement de la même somme en crédit intitulé '[C] [V]' mais sans que l'on connaisse la provenance de ces fonds. Sont également produits des relevés du compte joint des époux de l'année 1997 sur lesquels apparaissent des virements effectués par des membres de la famille de Mme [M] [I]. Or, non seulement le seul courrier signé par Mme [J] [I], qui serait la tante de Mme [M] [I], et daté du 10 juin 2021 (lequel ne saurait, au demeurant, être assimilé à une attestation en bonne et due forme car ne respectant pas le formalisme prévu par l'article 202 alinéa 2 et 3 du code de procédure civile), ne permet pas d'établir que les sommes ainsi versées l'auraient été à l'attention uniquement de Mme [M] [I], alors qu'il l'ont été sur le compte joint, mais plus encore il n'est pas démontré que ces sommes seraient venues en remboursement de prêts contractés uniquement par M. [R] [Z] à des fins personnelles.
Mme [M] [I] sera donc déboutée de sa demande tendant à voir dire que la somme de 9558,38 € sera à déduire de la soulte qu'elle devra verser à M. [R] [Z].
Sur l'attribution à titre préférentiel à Mme [M] [I] du chalet situé à [Localité 7]
Le premier juge a sursis à statuer sur la demande d'attribution préférentielle du bien immobilier indivis dans l'attente du retour de l'état liquidatif établi par le notaire qu'il a désigné.
En cause d'appel, si Mme [M] [I] ne conteste pas devoir une soulte à M. [R] [Z] si elle se voyait attribuer le bien indivis, le montant exact de cette soulte n'est pas connu, la cour ne pouvant se fonder sur l'état liquidatif établi par Mme [M] [I] qui le fixe, lequel est non vérifiable en l'état au vu des pièces très parcellaires produites par cette dernière. Par ailleurs, Mme [M] [I], qui produit un plan d'apurement de ses dettes validé par la commission de surendettement et datant de 2009, ne justifie pas de sa situation financière actualisée ni de ses capacités financières à payer la soulte qu'elle devra verser à M. [R] [Z] en cas d'attribution préférentielle du bien indivis. C'est donc à bon droit que le premier juge a sursis à statuer sur sa demande d'attribution préférentielle et ce, afin de déterminer plus précisément les droits de chacun des époux dans le bien et vérifier si Mme [M] [I] est bien en capacité de s'acquitter de la soulte qui sera éventuellement mise à sa charge.
Le jugement déféré sera donc confirmé sur ce point.
Sur la demande de dommages et intérêts
Mme [M] [I] sollicite que M. [R] [Z] soit condamné à lui verser des dommages-intérêts en application de l'article 1240 du code civil.