EXPOSE DU LITIGE :
Suivant acte sous-seing-privé du 27 octobre 2021 à effet au 1er novembre 2021 la société [X] à donné à bail à Madame [D] [E] épouse [H] un logement situé [Adresse 3] à [Localité 5] moyennant le paiement d'un loyer mensuel de 429,87 € provision sur charges comprises.
Par acte de commissaire de justice du 19 mars 2024 la société [X] a fait assigner Madame [H] devant le juge du contentieux de la protection de [Localité 5] en référé aux fins de voir prononcer la résiliation du bail, ordonner l'expulsion de la locataire et de tous occupants de son chef et la condamner à payer diverses sommes à valoir sur le montant des loyers chargés indemnité d'occupation.
Par ordonnance contradictoire du 28 mars 2025, le juge des contentieux de la protection statuant en référé, a rendu la décision suivante :
« disons n'y avoir lieu à référé sur les demandes de la société [X] en résiliation du bail, expulsion, paiement du montant des loyers, charges et indemnités d'occupation,
condamnons la société [X] à payer à Madame [H] la somme de 250 € sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,
condamnons la société [X] aux dépens de l'instance,
rappelons que la présente ordonnance est assortie de plein droit de l'exécution provisoire,
déboutons les parties du surplus de leur demande. »
Pour statuer comme il l'a fait le juge des contentieux de la protection a retenu qu'il n'entrait pas dans les pouvoirs du juge des référés de prononcer la résiliation d'un bail : l'analyse de la gravité des manquements du locataire à ses obligations contractuelles ne relève pas des pouvoirs du juge des référés.
La société [X] a interjeté appel de l'ordonnance le 22 avril 2025.
Au terme de ses conclusions récapitulatives signifiées par voie électronique le 21 janvier 2026, la société [X] demande à la cour de :
- INFIRMER l'ordonnance rendue par le Juge des contentieux de la protection du Tribunal judiciaire de CLERMONT-FERRAND le 28 mars 2025 en toutes ses dispositions et en ce qu'elle a :
- dit n'y avoir lieu à référé sur les demandes d'[X] en résiliation du bail, expulsion, paiement du montant des loyers, charges et indemnités d'occupation ;
- rejeté la demande de prononcé de la résiliation judiciaire du bail régularisé le 27 octobre 2021 avec Madame [D] [E] épouse [H] ;
- rejeté la demande d'expulsion immédiate de Madame [D] [E] épouse [H], ainsi que de tout occupant de son chef, avec au besoin l'assistance de la force publique et d'un serrurier ;
- rejeté la demande de condamnation à titre provisionnel de Madame [D] [E] épouse [H] au paiement de la somme de 2 500 € à valoir sur le montant des loyers, charges et indemnités d'occupation pouvant être dus jusqu'à parfaite libération des lieux ;
- rejeté la demande de condamnation de Madame [D] [E] épouse [H] au paiement d'une indemnité d'occupation à titre provisionnel fixée à la somme de 500 € jusqu'à complète libération des lieux ;
- rejeté la demande de condamnation de Madame [D] [E] épouse [H] au paiement d'une somme de 800 € à titre provisionnel sur le fondement des dispositions de l'article 700 du CPC et à supporter les dépens ;
- condamné la SA [X] à payer à Madame [D] [E] épouse [H] la somme de 250 € sur le fondement de l'article 700 du CPC ;
- condamné la SA [X] aux entiers dépens.
Statuant à nouveau,
- PRONONCER la résiliation du bail sous-seing privé régularisé entre la [J] [X] et Madame [D] [H] née [E] le 27 octobre 2021, prenant effet au 1 er novembre 2021 et portant sur un appartement de type T4 dépendant d'un immeuble situé [Adresse 4] à [Localité 6] ;
- ORDONNER l'expulsion immédiate de Madame [D] [H] née [E] ainsi que celle et de tous occupants de son chef incluant son fils, [G] [H], avec au besoin l'assistance de la force publique et d'un serrurier ;