EXPOSE DU LITIGE :
Mme [M] [W] épouse [F] et M. [A] [W] sont propriétaires indivis d'une parcelle sise au Palais (Belle Ile en Mer), cadastrée section AE n° [Cadastre 1]. Cette parcelle surplombe à l'est, la parcelle cadastrée section AE n° [Cadastre 2], acquise, suivant acte reçu par Me [B] [Z], le 4 août 2016, par M. [R] [K] et Mme [N] [O] [S] épouse [K].
Les propriétaires de ces deux parcelles se sont opposés quant à la propriété et aux travaux de remise en état du mur séparant leurs fonds, celui-ci étant dégradé et en partie effondré.
Saisi par les consorts [W], le juge des référés du tribunal de grande instance de Lorient a, par ordonnance du 2 août 2017, commis en qualité d'expert Mme [E], géomètre, avec la mission notamment de réunir les éléments permettant au tribunal de déterminer le propriétaire du mur litigieux. L'expert a déposé son rapport le 30 juillet 2018.
Saisi par les époux [K], le juge des référés du tribunal de grande instance de Lorient a, par ordonnance du 4 juin 2019, commis en qualité d'expert M. [Q], avec la mission notamment de déterminer les causes de l'effondrement partiel du mur. Cette expertise a été étendue par ordonnance du 9 novembre 2021 à Me [Z]. L'expert a déposé son rapport le 10 janvier 2023.
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En février 2019, les consorts [W] ont fait assigner les époux [K] devant le tribunal de grande instance de Lorient aux fins qu'ils soient condamnés à réparer le mur litigieux. Ces derniers ont assigné Me [Z] en intervention forcée. Par ordonnance du 3 décembre 2021, le juge de la mise en état a joint les deux procédures.
Par jugement du 7 mai 2025, le tribunal a :
- dit que le mur qui sépare les parcelles cadastrées section AE n°[Cadastre 2] et AE n°[Cadastre 1] sises [Adresse 6] [Adresse 7] à Le Palais (56360), est mitoyen aux deux fonds,
- fixé la part de responsabilité dans la survenance des désordres affectant le mur litigieux à hauteur de 70 % pour les époux [K] et à hauteur de 30 % pour les consorts [C],
- condamné solidairement et à proportion de leur responsabilité ci-dessus fixée, les époux [K] et les consorts [W] - [F], aux travaux de réparation et reconstruction du mur,
- condamné solidairement et chacun pour moitié, les consorts [W] - [F] et les époux [K], aux dépens, en ce compris les frais d'expertise,
- condamné Me [Z] à garantir les époux [K] à hauteur de 50 % de toutes les condamnations prononcées à leur encontre,
- débouté les parties de toutes leurs demandes plus amples ou contraires,
- dit y avoir lieu à écarter l'exécution provisoire de droit.
Le tribunal a considéré, au vu des rapports d'expertise, que le mur était mitoyen, ayant pour fonction de retenir les terres situées en amont et de clore les jardins, chacune des parties ayant intérêt à préserver l'ouvrage.
Il a, par ailleurs, estimé que l'effondrement partiel et le mauvais état de l'ouvrage étaient imputables tant à un défaut d'entretien en pied de mur (glissement de l'assise rocheuse) incombant aux propriétaires de la parcelle [Cadastre 2] qu'à un apport de terres effectué sur le fonds dominant (parcelle [Cadastre 1]).
Il a enfin retenu que le notaire ayant reçu l'acte des époux [K] avait manqué à son devoir d'information et de conseil en s'abstenant notamment d'attirer l'attention des acquéreurs sur les incertitudes concernant la propriété du mur.
Les consorts [W] [F] ont interjeté appel de ce jugement par déclaration du 28 mai 2025, intimant tant les époux [K] que Me [Z].
Aux termes de leurs dernières conclusions (1er septembre 2025), M. [A] [W] et Mme [M] [W] épouse [F] demandent à la cour de :
- réformer le jugement rendu par le tribunal judiciaire de Lorient en date du 7 mai 2025 en ce qu'il a :
'' dit que le mur qui sépare les parcelles cadastrées section AE n° [Cadastre 2] et AE n° [Cadastre 1] sises [Adresse 6] [Adresse 7] à Le Palais (56360), est mitoyen aux deux fonds,