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FAITS ET PROCÉDURE
Par contrat à durée indéterminée du 02 septembre 2019, la société [2] a embauché Mme [T] [Z] en qualité d'employée polyvalente.
Mme [Z] a été placée en arrêt de travail pour maladie du 21 mars au 30 avril 2020 et du 11 mai au 28 juin 2020 puis elle a été placée en congé de maternité du 29juin au 18 octobre 2020.
Par courriers du 07 décembre 2020 et du 11 janvier 2021, Mme [Z] a mis en demeure l'employeur d'organiser une visite médicale de reprise, de lui fournir un travail et de lui verser son salaire.
Le 15 février 2021, Mme [Z] a saisi le conseil de prud'hommes de Strasbourg pour obtenir la résiliation judiciaire du contrat de travail.
Par jugement du 22 novembre 2021, le tribunal judiciaire de Strasbourg a prononcé la liquidation judiciaire de la société [2] et a désigné la SELARL [1] en qualité de liquidateur judiciaire.
Le 23 novembre 2021, le mandataire liquidateur a convoqué Mme [Z] pour un entretien préalable à un éventuel licenciement pour motif économique qui s'est tenu le 02 décembre 2021 et à l'issue duquel Mme [Z] s'est vu proposer un contrat de sécurisation professionnelle (CSP).
Mme [Z] a accepté le CSP le 08 décembre 2021 et le contrat de travail a été rompu le 23 décembre 2021.
Par jugement du 25 septembre 2023, le conseil de prud'hommes a :
- débouté Mme [Z] de ses demandes au titre de la résiliation judiciaire du contrat de travail, du salaire de référence, des rappels de salaire, de l'indemnité de licenciement et du préjudice moral,
- débouté la société [2] de sa demande reconventionnelle,
- condamné Mme [Z] aux dépens.
Mme [Z] a interjeté appel le 16 octobre 2023.
Dans ses dernières conclusions notifiées par voie électronique le 1er juillet 2024, Mme [Z] demande à la cour d'infirmer le jugement en ce qu'il l'a déboutée de l'intégralité de ses demandes et, statuant à nouveau, de :
- fixer ses créances au passif de la liquidation judiciaire de la société [2] aux montants suivants :
* au titre du reliquat de rappel de salaire pour la période d'avril 2021 au 23 décembre 2021 : à titre principal (échelon 3) 1 868,63 euros outre 186,86 euros au titre des congés payés afférents, à titre subsidiaire (échelon 2) 1 715,63 euros outre 171,56 euros au titre des congés, à titre très subsidiaire (échelon 1) 1 571,63 euros outre 157,16 euros au titre des congés,
* au titre du maintien de salaire pendant les arrêts maladie sur la période du 23 mars au 30 avril 2020 et du 11 mai au 28 juin 2020 :
2 266,32 euros, subsidiairement (échelon 2) 2 198,32 euros brut sur la période de septembre 2019 à février 2020 outre 2 198,32 euros au titre des congés payés, très subsidiairement (échelon 1) 2 134,32 euros brut sur la période de septembre 2019 à février 2020 outre 2 134,32 euros au titre des congés payés,
* au titre du rappel de salaire sur la période de septembre 2019 à février 2020 : 472,88 euros brut outre 47,28 euros au titre des congés payés, subsidiairement (échelon 2) 386,93 euros brut outre 38,89 euros au titre des congés payés, très subsidiairement (échelon 1) 305,98 euros brut outre 30,59 euros au titre des congés payés,
* au titre du rappel de salaire pendant le congé maternité, 217,28 euros net pour un échelon 3, subsidiairement 170,24 euros net pour un échelon 2, très subsidiairement 127,88 euros net pour un échelon 1,
* au titre du reliquat de l'indemnité de licenciement, 36,85 euros pour un échelon 3, subsidiairement, 27 euros pour un échelon 2, très subsidiairement 17,79 euros pour un échelon 1,
* au titre du reliquat d'indemnité de congés payés : 487,95 euros pour un échelon 3, subsidiairement 473,30 euros pour un échelon 2, très subsidiairement 427,52 euros pour un échelon 1,
* au titre des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse : 5 603,50 euros,
* au titre du préjudice moral et matériel : 6 000 euros
* au titre de l'article 700 du code de procédure civile : 2 000 euros,
- déclarer le jugement opposable aux AGS,