FAITS ET PROCÉDURE
Par un jugement en date du 20 février 2025 le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de CLERMONT-FERRAND a':
Ordonné la liquidation du régime matrimonial des époux [S]/[I],
Dit n'y avoir lieu à désignation d'un notaire,
Dit qu'il revient à Madame [S] une créance de 33 542 euros et condamné Monsieur [I] au paiement de cette somme,
Madame [S] a interjeté appel le 6 mai 2025.
Elle expose, suivant des conclusions en date du 3 juillet 2025, que le divorce des époux a été prononcé le 10 juin 2021.
Elle indique avoir procédé à l'acquisition de meubles meublants durant le mariage et financé seule leur acquisition à hauteur d'un montant de 19 274,56 euros.
Aucun inventaire amiable n'aurait été réalisé lors de son départ des lieux.
Madame [S] sollicite en outre la moitié de la valeur des biens indivis'; soit une somme de 8250 euros.
Elle réclame ainsi une somme globale de 21 456,40 euros.
Les époux étaient mariés sous le régime de la séparation des biens.
Madame [S] soutient qu'il est de jurisprudence constante que les sommes versées en capital pour l'acquisition où l'amélioration du domicile conjugal sont écartées de la contribution aux charges du mariage et peuvent donner lieu à créance.
Elle précise avoir financé une somme globale au titre de l'amélioration du bien de son époux à hauteur d'une somme totale de 93 518,21 euros.
Elle aurait, en outre, participé au remboursement d'un emprunt contracté pour l'acquisition d'un appartement de Monsieur [I] à [Localité 7]'; soit une somme de 50 314,05 euros pour sa part.
Madame [S] conclut ainsi à l'infirmation du jugement déféré et demande qu'il lui soit reconnue une créance totale de 165 288,66 euros.
Elle sollicite, au surplus, la somme de 2000 euros par application de l'article 700 du CPC.
Monsieur [I] fait valoir en réponse, suivant des conclusions en date du 30 septembre 2025, qu'il appartient à Madame [S] de rapporter la preuve de la propriété exclusive des meubles qu'elle soutient avoir financés personnellement. Elle ne justifierait pas que les meubles afférents aux seules factures libellées à son nom existaient encore au jour de la séparation des conjoints en janvier 2018.
Elle n'aurait évoqué aucune difficulté à ce titre durant le cours de la procédure de divorce. Elle aurait récupéré tous les meubles qu'elle souhaitait lors de son départ du domicile conjugal.
Monsieur [I] conclut ainsi au rejet des prétentions de Madame [S] concernant ce point.
S'agissant d'une éventuelle créance liée aux dépenses faites pour l'amélioration du domicile conjugal, la demande devra être écartée pour la période de concubinage s'étendant de 2003 à 2009 en raison de la prescription de cinq années.
Au surplus la somme invoquée correspondrait à une moyenne mensuelle de 990 euros qui serait totalement compatible avec une contribution normale aux charges du ménage.
Le contrat de séparation de biens conclu entre les époux aurait prévu sans ambiguïté aucune qu'aucun compte ne serait possible.
Concernant le financement du bien sis à [Localité 7], Madame [S] ne produirait aucune pièce démontrant le paiement des échéances par ses soins.
Monsieur [I] soutient établir par ses relevés bancaires qu'il acquittait lui-même les paiements nécessaires.
Le jugement déféré devra être infirmé quant à la reconnaissance d'une créance d'un montant de 33 542 euros à ce titre au profit de Madame [S].
Monsieur [I] sollicite une somme de 3000 euros par application de l'article 700 du CPC.
La procédure a été clôturée le 4 février 2026 et l'arrêt a été mis en délibéré au 19 mai 2026.