EXPOSE DU LITIGE
M. [C] [Q] était employé par la société [1] en qualité de conducteur livreur depuis le 04 juin 2020.
Le 22 février 2023, il a été victime d'une agression pendant son temps de travail.
La déclaration d'accident du travail, établie le 23 février 2023 par l'employeur mentionne un accident survenu le 22 février 2023, relaté en ces termes : 'La victime a été agressée, son collègue l'a retrouvé au sol inconscient aux alentours de 4h30. Agression physique par un tiers en cours d'investigation'. Un acte de décès a été établi le 24 février 2023, dans les suites de cette agression.
La prise en charge de cet accident au titre de la législation professionnelle a été refusée par la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Haute-Garonne par décision du 04 juillet 2023.
Le 10 août 2023, M. [I] [Q], en qualité d'ayant-droit de son fils, a saisi la commission de cours amiable de la CPAM de la Haute-Garonne d'une contestation à l'encontre de cette décision.
Par requête du 28 décembre 2023, M. [Q] a saisi le tribunal judiciaire de Toulouse d'un recours à l'encontre de la décision implicite de rejet de la commission de recours amiable.
En cours d'instance, la commission de recours amiable de la CPAM de la Haute-Garonne a explicitement rejeté le recours de M. [Q].
Par jugement du 18 novembre 2024, le pôle social du tribunal judiciaire de Toulouse a :
- rejeté la demande de M. [I] [Q], agissant en qualité d'ayant droit de son fils, M. [C] [Q] aux fins de voir reconnaître le caractère professionnel de l'accident dont il a été victime le 22 février 2023,
- laissé les éventuels dépens à la charge de M. [I] [Q], agissant en qualité d'ayant droit de son fils, M. [C] [Q].
M. [Q] a relevé appel de ce jugement par déclaration du 11 février 2024.
M. [Q] conclut à l'infirmation du jugement et demande à la cour de :
- juger que l'accident dont Monsieur [C] [Q] a été victime le 22 février 2023 caractérise un accident du travail en ce qu'il est survenu au temps et par le fait ou l'occasion du travail et sous la subordination de l'employeur,
- juger que cet accident doit donc être pris en charge au titre de la législation professionnelle, en application des dispositions de l'article L 411-1 du code de la sécurité sociale,
- condamner la Caisse Primaire d'Assurance Maladie(CPAM) de la Haute Garonne au paiement de la somme de 2.000 €, sur le fondement des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'aux éventuels dépens.
M. [Q] soutient que l'agression de son fils, M. [C] [Q] constitue un accident du travail. Il considère que peu important le lieu de l'agression, cette dernière a eu lieu pendant son temps de travail alors que le salarié faisait usage de son véhicule professionnel. Il fait valoir que M. [Q] a été promu chef d'équipe à compter du 1er juillet 2022, que ses responsabilités ont été élargies, de sorte qu'il devait se rendre disponible en tout temps et tout lieu, notamment au domicile des salariés afin de répondre à toute difficulté rencontrée par ces derniers.
Il précise que Mme [U], salariée de la même société, a appelé M. [Q] pendant son temps de travail afin d'évoquer une difficulté relative à la dégradation de son véhicule, dont elle n'aurait pas précisé qu'il s'agissait de son véhicule personnel. M. [Q] estime que si Mme [U] avait précisé qu'il s'agissait de son véhicule personnel, son fils ne serait pas intervenu et aurait attendu la fin de son service pour se présenter au domicile de cette dernière. Il affirme que l'intervention de M. [Q] a été effectuée dans l'exercice de ses responsabilités de chef d'équipe, peu important que Mme [U] ne travaillait pas à l'heure des faits. Il conteste les déclarations tenues par Mme [U], estimant qu'elle sont mensongères.
La CPAM de la Haute-Garonne conclut à la confirmation du jugement et demande à la cour de :
- débouter M. [I] [Q], en sa qualité d'ayant droit de M.