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EXPOSE DU LITIGE
[Y] [N] et [G] [A] se sont mariés le [Date mariage 1] 1945 et ont eu deux enfants :
- [J] [W], né le [Date naissance 1] 1945,
- [B] [W], née le [Date naissance 3].
[G] [A] est décédé le [Date décès 1] 1969.
[Y] [N] s'est ensuite remariée avec [H] [L], dont elle a été veuve en secondes noces.
[Y] [N] est décédée le [Date décès 2] 2017 â [Localité 5], laissant pour lui succéder ses deux enfants.
Aux termes d'un testament authentique reçu le 13 juin 2017 par Maître [Z]
[K], notaire à [Localité 6] (79), [Y] [N] a institué pour légataire universelle sa fille [B] [W]. Elle précisait aux termes de son testament, souhaiter que Maître [R], notaire à [Localité 6] (79), soit chargé du règlement de sa succession.
Selon le projet de déclaration de succession, la succession de [Y] [N] était composée de :
- Au titre de l'actif :
* Divers comptes bancaires et livrets pour un montant total de 113.903,80 euros,
*La moitié indivise d'un bien immobilier situé [Adresse 3] à [Localité 5] (79),
* Un forfait mobilier de 5%,
Soit un total brut de 162.648,99 euros,
- Au titre du passif :
* La taxe foncière 2017,
* Le montant de l'aide sociale récupérable auprès de l'assurance retraite,
* Les frais funéraires,
Soit un actif net de succession de 156.590,13 euros.
Par acte d'huissier du 20 janvier 2022, [B] [W] a assigné [J] [W] à comparaître devant le Tribunal Judiciaire de Niort, pour voir ordonner l'ouverture des opérations de compte, liquidation et partage de la succession de [Y] [N], avec désignation d'un notaire commis, voir condamner [J] [W] à supporter les pénalités et intérêts de retard qui pourraient être exigés parl'administration fiscale.
Par jugement rendu le 21 octobre 2024, le Tribunal Judiciaire de Niort a notamment statué comme suit :
- Dit que les pénalités et intéréts de retard dus à l'administration fiscale pour dépôt tardif de la déclaration de succession dans le délai imparti par l'article 641du code général des impôts, incomberont exclusivement à [J] [W] à compter du 02 juillet 2020 ;
- Rejette la demande d'indemnité d'occupation formulée par [J] [W] à l'encontre de [B] [W] sur la période du [Date décès 2] 2017 au [Date décès 3] 2018 ;
- Rejette la demande de [J] [W] visant à valoriser les meubles meublants de la succession à hauteur de 5% de l'actif ;
- Rejette la demande de restitution du fusil formulée par [J] [W] ;
- Condamne [J] [W] à payer à [B] [W] une somme de 2.500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ;
- Dit que les dépens seront employés en frais privilégiés de partage et supportés
par les parties à proportion de leur part dans l'indivision.
Dans des conditions de régularité, de forme et de délai non discutées, [J] [W] a interjeté appel le 7 janvier 2025 de ce jugement.
L'appelant conclut à la réformation partielle de la décision déférée et demande à la cour de :
- déclarer recevable et bien fondé [J] [W] en son appel ;
- condamner [B] [W] à une indemnité d'occupation pour la période du [Date décès 2] 2017 au [Date décès 3] 2019 à hauteur de 600 euros par mois soit la somme de 12.000 euros ;
- fixer la valeur des meubles meublant la succession à 5 % de l'actif de la succession,conformément à l'article 764 du code général des impôts ;
- condamner [B] [W] à supporter, seule, les pénalités et intérêts de retard qui pourraient être exigés de l'administration fiscale dans le cadre du règlement de la succession de feue [Y] [N] ;
- condamner [B] [W] à verser à [J] [W] la somme de 5.000 euros à titre de compensation du fusil familial de collection que s'est attribuée l'intimée,
- condamner [B] [W] à verser à [J] [W] la somme de 3.000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ;
- condamner [B] [W] aux entiers dépens.
L'intimée conclut à la confirmation de la décision déférée et sollicite en outre l'allocation de la somme de 3.700 euros en application de l'article 700 du code de procédure civile.