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EXPOSÉ DU LITIGE
Par acte du 11 janvier 2019, la SAS [V] [X] [L] a vendu à Mme [G] [U] un véhicule de marque Audi au prix de 9 500 euros.
Mme [U] a informé le vendeur de différents défauts affectant le bon fonctionnement du véhicule, lequel a établi un bon concernant la fourniture d'un volant moteur et un autre portant sur la fourniture d'une pompe à carburant et d'un jeu de pièces d'embrayage.
Le 21 février 2019, le véhicule est de nouveau tombé en panne.
Par courrier recommandé du 11 mars 2019, Mme [U] a mis en demeure le vendeur de remédier aux différents défauts du véhicule.
Par lettre recommandée avec accusé de réception du 21 mars 2019, la SAS [V] [X] [L] a informé Mme [U] de l'organisation d'une expertise effectuée par le cabinet Jura Expertise.
Par courrier recommandé du 12 avril 2019, Mme [U] l'a mise en demeure de mettre en oeuvre cette mesure sous huit jours.
Puis, par acte du 27 juin 2019, Mme [U] a fait assigner la SAS [V] [X] [L] devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Thonon-les-Bains aux fins d'expertise du véhicule, lequel a ordonné cette mesure et désigné pour y procéder M. [E] par ordonnance du 17 septembre 2019.
Par acte du 17 septembre 2021, Mme [U] a fait assigner la SAS [V] [X] [L] devant le tribunal de judiciaire de Thonon-les-Bains afin d'obtenir la résolution de la vente sur le fondement de la garantie des vices cachés.
M. [E] a déposé son rapport d'expertise définitif le 21 mars 2022.
Par jugement contradictoire du 16 février 2024, le tribunal judiciaire de Thonon-les-Bains a :
- prononcé la résolution de la vente réalisée le 11 janvier 2019 entre la SAS [V] [X] [L] et Mme [U] concernant le véhicule Audi S4 B6 Bleu [Localité 3] immatriculé [Immatriculation 1],
- ordonné la restitution du prix dudit véhicule à la SAS [V] [X] [L],
- condamné par conséquent la SAS [V] [X] [L] à verser à Mme [U] la somme de 9 500 euros,
- condamné la SAS [V] [X] [L] à récupérer à ses frais le véhicule dans le délai d'un mois à compter de la signification de la décision,
- condamné la SAS [V] [X] [L] à verser à Mme [U] la somme de 8 390 euros à titre de dommages et intérêts,
- débouté les parties du surplus de leurs demandes,
- condamné la SAS [V] [X] [L] à verser à Mme [U] la somme de 2 500 euros au titre des frais irrépétibles,
- condamné la SAS [V] [X] [L] aux dépens, en ce compris les frais d'expertise judiciaire et de procédure de référé,
- dit que l'exécution provisoire de la décision est de droit.
Par acte du 9 avril 2024, la SAS [V] [X] [L] a interjeté appel de la décision.
Dans ses conclusions notifiées par voie électronique le 5 juillet 2024, auxquelles il convient de se référer pour un plus ample exposé des moyens, la SAS [V] [X] [L] demande à la cour de :
- dire et juger recevable et bien fondé son appel,
- dire et juger que Mme [U] ne rapporte pas la preuve de vices cachés qui affecteraient le véhicule Audi S4 immatriculé [Immatriculation 1] existant antérieurement à la vente du 11 janvier 2019 et dont elle serait tenue à garantie,
- en conséquence, réformer le jugement déféré en toutes ses dispositions,
- débouter Mme [U] de l'ensemble de ses fins, demandes et conclusions,
Y ajoutant,
- condamner Mme [U] à lui payer une indemnité de 3 000 euros par application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamner Mme [U] aux entiers dépens de première instance et d'appel, en ce compris les frais d'expertise judiciaire et de procédure de référé,
À titre subsidiaire, si la cour devait confirmer le jugement déféré en ce qu'il a prononcé la résolution de la vente réalisée le 11 janvier 2019, ordonné la restitution du prix du véhicule à la SAS [V] [X] [L] et condamné cette dernière à payer à Mme [U] la somme de 9 500 euros et à récupérer à ses frais ledit véhicule,