FAITS, PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS DES PARTIES
Monsieur [T] [R] et Madame [A] [D] ont vécu en concubinage. Selon un acte en date du 31 mars 2010, ils ont acquis en indivision un bien immobilier situé au sis [Adresse 3].
Le couple s'est séparé le 21 mai 2022. Monsieur [R] occupe actuellement seul l'immeuble.
Par acte en date du 16 décembre 2022, Madame [D] a saisi le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Nancy aux fins de voir ordonner le partage de l'indivision.
Par jugement contradictoire en date du 17 juin 2025, le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Nancy, a :
Ordonné l'ouverture des opérations de compte, liquidation et partage de l'indivision existant entre Madame [D] et Monsieur [R] ;
Désigné Maître [U], notaire à [Localité 6], pour procéder à ces opérations ;
Dit qu'à l'issue des opérations, si un acte de partage est établi, le notaire en informera le juge qui constatera la clôture de la procédure ;
Débouté Madame [D] de sa demande visant à voir ordonner la licitation du bien immobilier indivis sis [Adresse 1], à [Localité 7] ;
Fixé en son principe, la créance de l'indivision sur Monsieur [R] au titre de son occupation privative du bien immobilier indivis, et ce à compter du 21 mai 2022 et jusqu'à complète libération des lieux ou cession de bien,
Débouté les parties de leurs demandes indemnitaires réciproques fondées sur les dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.
Par déclaration au greffe en date du 9 juillet 2025, Monsieur [R] a interjeté appel de ce jugement dans ses dispositions relatives à l'indemnité d'occupation de l'immeuble familial pesant sur lui.
Aux termes de ses dernières conclusions transmises le 8 octobre 2025, Monsieur [R] demande à la cour de :
Voir infirmer partiellement le jugement prononcé par le tribunal judiciaire de Nancy en date du 17 juin 2025 ;
Statuant à nouveau ;
Dire y avoir lieu à la fixation d'une indemnité d'occupation due par Monsieur [R] au titre de son occupation privative du bien immobilier indivis ;
Condamner Madame [D] à verser à Monsieur [R] une somme de 1.500 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
Condamner Madame [D] aux entiers frais et dépens de la présente instance.
À l'appui de ses demandes, Monsieur [R] fait valoir les moyens suivants :
Madame [D] a délibérément choisi de quitter le domicile familial en laissant notamment ses propres enfants sous la responsabilité de Monsieur [R]. Depuis le départ, seul Monsieur [R] a contribué financièrement au crédit du bien immobilier commun. Monsieur [R] ne lui a jamais interdit l'accès à la maison. Madame [D] ne justifie pas de cette occupation exclusive, l'usage exclusif d'un bien ne procède pas de l'adresse mentionnée dans les actes de procédure, laquelle ne caractérise pas en soi la jouissance du même bien à titre privatif.
Aux termes de ses dernières conclusions transmises le 5 décembre 2025, Madame [D] demande à la cour de :
Débouter Monsieur [R] de toutes ses demandes, fins et conclusions,
Confirmer le premier jugement en ce qu'il a fixé, en son principe, la créance de l'indivision sur Monsieur [R] au titre de son occupation privative du bien immobilier indivis, et ce à compter du 21 mai 2022 et jusqu'à complète libération des lieux ou cession du bien ;
Condamner Monsieur [R] à payer à Madame [D] la somme de 1.500 € conformément aux dispositions de l'article 700 du code de procédure civile, outre les entiers frais et dépens.
À l'appui de ses demandes, Madame [D] fait valoir les moyens suivants :
Pour tenter de justifier l'infirmation, Monsieur [R] affirme que Madame [D] a délibérément choisi de quitter le domicile familial mais ce n'est pas un critère. Il suffit, pour que l'indemnité soit due, que l'un des indivisaires ait le libre usage du bien et que sa jouissance exclue celle de ses coindivisaires, ce qui était le cas en l'espèce puisque Monsieur [R] à la jouissance privative de la maison depuis leur séparation le 21 mai 2022.