EXPOSÉ DU LITIGE ET PROCÉDURE
Par contrat du 7 février 2023, la SA Alteal a donné à bail à Mme [Y] [B] épouse [P] un local à usage d'habitation, un jardin, un parking ainsi qu'un garage situés [Adresse 3], rez-de-chaussée, à [Localité 4] pour un loyer mensuel de 642,62 €, 11,45 € de loyer pour le jardin, 40,61 € de loyer pour la garage hors provision sur charges.
Le 11 avril 2024, la SA Alteal a fait signifier à Mme [Y] [B] épouse [P] un commandement de payer les loyers et charges impayés visant la clause résolutoire, pour un montant de 2 679,85 € en principal.
Par acte de commissaire de justice du 7 mars 2025, la SA Alteal a fait assigner Mme [Y] [B] épouse [P] devant le juge des contentieux de la protection de [Localité 1], statuant en référé, afin de :
- constater par application de la clause résolutoire contenue dans le contrat susvisé la résiliation du bail consenti par la SA Alteal à Mme [Y] [P] née [B] pour défaut de paiement des loyers et charges,
- ordonner son expulsion et celle de tous occupants de son chef, au besoin avec l'assistance de la force publique,
- la condamner au paiement :
' de la somme de 3 640,43 €, représentant les arriérés de charges et de loyers impayés au 20 janvier 2025, somme à parfaire au jour de l'audience,
' d'une indemnité d'occupation mensuelle d'un montant égal au loyer et à la provision sur charges conventionnels, de la résiliation à la libération effective du logement, cette indemnité d'occupation étant revalorisée dans les mêmes conditions que le loyer,
' d'une somme de 500 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux entiers dépens de l'instance, en ce compris le coût du commandement de payer délivré le 11 avril 2024.
Une copie de l'assignation a été notifiée à la préfecture de la Haute-Garonne par voie électronique le 18 mars 2025.
Par ordonnance réputée contradictoire du 18 septembre 2025, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Toulouse, statuant en référé, a :
- constaté que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire figurant au bail conclu le 7 février 2023 entre la SA Alteal et Mme [Y] [P] née [B] concernant un local à usage d'habitation (pavillon n°2), un jardin, un parking ainsi qu'un garage situés [Adresse 4] à [Localité 4] sont réunies à la date du 12 juin 2024,
- ordonné en conséquence à Mme [Y] [P] née [B] de libérer les lieux et de restituer les clés,
- dit qu'à défaut pour Mme [Y] [P] née [B] d'avoir volontairement libéré les lieux et restitué les clés, la SA Alteal pourra, deux mois après la signification d'un commandement de quitter les lieux, faire procéder à son expulsion ainsi qu'à celle de tous occupants de son chef, y compris le cas échéant avec le concours de la force publique,
- condamné Mme [Y] [P] née [B] à verser à la SA Alteal à titre provisionnel la somme de 462,80 € (décompte arrêté au 30 juin 2025, comprenant les loyers, charges et indemnités d'occupation impayés jusqu'à l'échéance du mois de juin 2025 comprise),
- condamné Mme [Y] née [B] à payer à la SA Alteal à titre provisionnel une indemnité d'occupation mensuelle à compter du 1er juillet 2025 et jusqu'à la date de libération définitive des lieux et la restitution des clés,
- fixé cette indemnité mensuelle d'occupation au montant du loyer et des charges, calculés tels que si le contrat s'était poursuivi,
- condamné Mme [Y] [P] née [B] à verser à la SA Alteal une somme de 150 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamné Mme [Y] [P] née [B] aux dépens, y comprendris le coût du commandement de payer, de l'assignation et de sa notification à la préfecture.
Par déclaration du 13 octobre 2025, Mme [Y] [B] a relevé appel de cette ordonnance.
PRÉTENTIONS DES PARTIES
Dans ses dernières conclusions transmises par voie électronique le 12 janvier 2026, Mme [Y] [B], appelante, demande à la cour, au visa de la loi du 6 juillet 1989 n°89-462, de :