Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
← Accident du travail

Cour d'appel, chambre 4 sb, 28 mai 2026 — n° 24/02410

Other

Synthèse de la décision

Question juridique

Comment la cour traite-t-elle une omission matérielle dans une décision relative à un accident du travail ?

Principe retenu

Les erreurs et omissions matérielles qui affectent une décision peuvent être réparées par la juridiction qui l'a rendue, même si la décision est passée en force de chose jugée. Il est essentiel de statuer sur toutes les demandes des parties, y compris celles relatives aux frais irrépétibles.

Faits clés

  • Monsieur [W] [Z] a été victime d'un accident du travail le 5 février 2020.
  • Le tribunal a déclaré que l'accident n'était pas imputable à une faute inexcusable des sociétés impliquées.
  • Monsieur [W] [Z] a été débouté de toutes ses demandes.
  • Une partie intimée a demandé la réparation d'une omission concernant des frais irrépétibles de 2 000 euros.
  • Le désistement d'appel de Monsieur [W] [Z] a été enregistré le 27 mai 2024.

Articles cités

article 700 du code de procédure civile article 462 du code de procédure civile

Dispositif

PAR CES MOTIFS La cour, statuant contradictoirement et en dernier ressort : Ordonne la rectification de l'omission affectant l'ordonnance rendue le 30 mai 2024, portant le numéro RG 23/03827, Complète le dispositif de ladite ordonnance comme suit : "Rejette les prétentions de la SAS [Adresse 7] à l'encontre de la SARL [1] au titre de l'article 700 du code de procédure civile", Dit qu'il sera fait mention de la présente décision rectificative sur la minute et les expédi-tions de la décision rectifiée, Dit que les dépens de la présente instance seront supportés par le Trésor public. La Greffière, La Présidente,

Exposé du litige

* * * * * EXPOSE DU LITIGE Par jugement du 25 août 2023, le pôle social du tribunal judiciaire de Mulhouse a statué comme suit : " DECLARE le recours introduit par Monsieur [W] [Z] recevable DIT que l'accident du travail dont a été victime Monsieur [W] [Z] le 5 février 2020 n'est imputable à une faute inexcusable, ni de la société de travail temporaire [1], ni de la société utilisatrice [2] ; En conséquence, DEBOUTE Monsieur [W] [Z] de l'intégralité de ses demandes ; CONDAMNE Monsieur [W] [Z] aux dépens CONDAMNE Monsieur [W] [Z] à payer à la société [1] une somme de 200 euros (deux-cents euros) sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ; CONDAMNE Monsieur [W] [Z] à payer à la société [2] une somme de 200 euros (deux-cents euros) sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ". Le conseil de M. [W] [Z] a interjeté appel le 23 octobre 2023, puis s'est désisté de son appel par un écrit de son conseil en date du 27 mai 2024 transmis au greffe par voie électronique. Par ordonnance en date du 30 mai 2024 le magistrat chargé d'instruire les affaires sociales a donné acte à la partie appelante de son désistement et constaté l'extinction de l'instance. Le conseil de la société [2], partie intimée, a saisi la cour d'une requête en omission de statuer contenue dans l'ordonnance du 30 mai 2024, en exposant qu'il avait conclu le 12 avril 2024, avant le désistement d'appel de M. [Z], à l'irrecevabilité de l'appel, subsidiairement à la caducité de l'appel, et à titre éminemment subsidiaire au débouté des prétentions de l'appelant, et en ayant sollicité la somme de 2 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile. Les parties ont été convoquées à l'audience d'instruction du 2 avril 2026, aux fins d'examiner la requête en omission matérielle. Lors de l'audience du 2 avril 2026 dont toutes les parties ont été avisées, le conseil de la société [2] a maintenu sa requête. Aucune observation n'a été émise par les autres parties.

Motivations de la décision

MOTIVATION Aux termes de l'article 462 du code de procédure civile, les erreurs et omissions matérielles qui affectent une décision, même passée en force de choses jugée, peuvent tou-jours être réparées par la juridiction qui l'a rendue ou par celle à laquelle il est déféré, selon ce que le dossier révèle ou à défaut ce que la raison commande. En l'espèce, il n'est pas contesté qu'il a été omis de statuer sur la demande de l'une des parties intimées au titre de ses frais irrépétibles formulée à hauteur de 2 000 euros à l'encontre de la société [1], partie intimée, dans ses conclusions transmises par voie électronique le 12 avril 2024, soit avant le désistement d'appel de M. [Z]. S'agissant d'une omission purement matérielle, il convient de faire droit à la requête, et de compléter la décision comme suit : "Rejette les prétentions de la SAS [Adresse 6]ette à l'encontre de la SARL [1] au titre de l'article 700 du code de procédure civile ".
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.