DECISION
Contradictoire,
Prononcée par mise à disposition au greffe le 01 juin 2026,
Signée par Benoit VANDERMAESEN, président et Florence CHUPIN, greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
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Par requête parvenue le 8 septembre 2025, [K] [A] a sollicité la réparation du préjudice subi suite à une détention provisoire de 6 mois, du 16 octobre 2014 au 17 avril 2015.
Il sollicite la somme de 30 000 € au titre du préjudice moral.
Vu les conclusions de l'Agent Judiciaire de l'Etat en date du 26 janvier 2026 déclarant irrecevable la requête faute de justificatif de la décision définitive mais à titre subsidiaire proposant d'allouer 10 000 € au titre du préjudice moral ;
Vu les conclusions du procureur général du 5 février 2026 proposant de faire partiellement droit à la demande au titre du préjudice moral ;
Vu les conclusions du requérant adressées le 4 mars 2026 réduisant sa demande à
10 000 € ;
Vu les observations des parties à l'audience du 4 mai 2026 ;
Madame [Y] [H], auditrice de justice du cabinet MONNERET, conseil du requérant, a présenté ses observations.
EN LA FORME
Formulée dans le délai légal, la requête est recevable en application des articles R 26 et 149-2 du code de procédure pénale.
AU FOND
Ayant subi une détention provisoire à l'occasion d'une procédure pénale du chef d'association de malfaiteurs, le requérant, relaxé le 28 mars 2025 par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence, est bien fondé à solliciter la réparation du préjudice directement causé par cette privation de liberté d'une durée de 6 mois. Contrairement à ce que soutient l'agent judiciaire de l'Etat, il n'était pas DPAC concommitament.
Préjudice moral
Le préjudice moral subi par [K] [A] sera justement réparé par l'allocation de la somme de 10.000 € tant au regard de son âge (30 ans) lors de son placement en détention pour 6 mois que de son casier judiciaire portant trace de 12 mentions, dont plusieurs mandats de dépôt, et des conditions de détention subies lors de son incarcération à [Localité 2], non objectivées en l'espèce alors que la jurisprudence de la commission nationale de recours estime qu'il appartient au demandeur de justifier avoir souffert personnellement d'une violation grave de ses droits fondamentaux. Par contre, les protestations d'innocence ne constituent pas un préjudice indemnisable pour la CNRD.