Sur ces terrains les locataires ont aménagé un camping.
Le 29 janvier 2021, les consorts [Z] ont fait délivrer à la Sas Centre Helio-marin [L] [T] (aujourd'hui dénommée SAS [Adresse 10]) et à Monsieur [O] [T] un commandement de payer pour la somme de 746 796,25 euros, comprenant notamment les loyers prétendument dus pour la période du 1er août 2019 au 31 juillet 2020 à hauteur de 622 000 euros HT. Les consorts [Z] faisaient délivrer ce commandement en se prévalant de la clause résolutoire du bail.
La société [Adresse 11] [T] a fait assigner devant le tribunal judiciaire de Béziers l'indivision successorale des consorts [Z] pour voir juger que ce commandement nul et de nul effet. Elle évoquait notamment une créance de 396 000 € dont elle affirmait être titulaire envers les bailleurs, en raison de ce qu'elle avait déféré à une sommation de payer du 31 juillet 2020 en payant plus que ce qu'elle devait.
Elle s'opposait en outre à la résiliation du bail.
Les consorts [Z] demandaient au tribunal de leur donner acte de leur désistement des causes du commandement du 9 janvier 2021 et de constater le dessaisissement du tribunal, maintenant leurs demandes au titre des dépens et des frais irrépétibles.
Par conclusions aux fins de désistement, la [Adresse 10] demandait au juge de la mise en état de :
* Qualifier le désistement des causes du commandement du 29 janvier 2021 d'exception de procédure,
* Constater qu'en l'état de la requête des indivisaires [Z] le commandement du 29 janvier 2021 ne peut plus produire d'effet,
* Constater en conséquence le désistement d'instance de la SAS [Adresse 12] hélio-marine [Adresse 13],
* Déclarer ledit désistement parfait,
* Constater par suite l'extinction de l'instance et le dessaisissement du Tribunal,
* Condamner solidairement :
- Monsieur [E] [Z],
- Monsieur [F] [Z],
- Madame [S] [Z],
- Madame [S] [A] épouse [Z],
- Monsieur [Y] [Z],
- Madame [Q] [Z] épouse [J],
- Madame [W] [Z] épouse [D],
- Monsieur [H] [U],
- Monsieur [M] [U],
- Madame [V] [D],
- Madame [C] [J] épouse [I],
à payer à la SAS [Adresse 14] [Adresse 13] la somme de 8 000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,
- les condamner solidairement aux entiers frais et dépens en ce compris les frais du commandement.
Par conclusions sur incident, les consorts [Z] demandaient au juge de la mise en état de :
Vu les articles 381 et 382 du Code de procédure civile,
- Dire n'y avoir lieu à application de l'article 700 du Code de procédure civile,
Vu les textes précités,
- Recueillir l'accord des parties pour un retrait du rôle ou Ordonner la radiation.
En tout état de cause,
- Dire n'y avoir lieu à article 700 du code de procédure civile.
Par conclusions sur incident en réponse, la SAS Cité hélio-marine [Adresse 13] demandait au juge de la mise en état de :
Vu les articles 381, 382 394 et suivants ainsi que l'article 787 du Code de Procédure Civile,
Vu la requête dont les indivisaires [Z] ont saisi le Juge de la Mise en Etat aux fins notamment de constater leur désistement des causes du commandement du 29 janvier 2021,
- Qualifier le désistement des causes du commandement du 29 janvier 2021 d'exception de procédure,
- Constater qu'en l'état de la requête des indivisaires [Z] le commandement du 29 janvier 2021 ne peut plus produire d'effet,
- Constater en conséquence le désistement d'instance de la SAS [Adresse 14] [Adresse 13],
- Constater que la non-acceptation du défendeur ne se fonde sur aucun motif légitime,
- Déclarer en conséquence ledit désistement parfait,
- Constater par suite l'extinction de l'instance et le dessaisissement du Tribunal,
- Débouter Monsieur [E] [Z], Monsieur [F] [Z], Madame [S] [Z], Madame [S] [A] épouse [Z], Monsieur [Y] [Z], Madame [Q] [Z] épouse [J], Madame [W] [Z] épouse [D], Monsieur [H] [U], Monsieur [M] [U], Madame [V] [D], Madame [C] [J] épouse [I], de l'intégralité de leurs demandes, fins et prétentions,
- Condamner solidairement :
- Monsieur [E] [Z],
- Monsieur [F] [Z],
- Madame [S] [Z],
- Madame [S] [A] épouse [Z],
- Monsieur [Y] [Z],
- Madame [Q] [Z] épouse [J],
- Madame [W] [Z] épouse [D],
- Monsieur [H] [U],
- Monsieur [M] [U],
- Madame [V] [D],
- Madame [C] [J] épouse [I],
à payer à la SAS [Adresse 10] la somme de 8 000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,
- les Condamner solidairement aux entiers frais et dépens en ce compris les frais du commandement.
Par dernières conclusions en réponse sur incident, les consorts [Z] contestaient ce désistement et demandaient au juge de la mise en état de :
Vu les articles 381 et 382 du Code de procédure civile,
Dire n'y avoir lieu à application de l'article 700 du Code de procédure civile,
Vu les textes précités,
- Recueillir l'accord des parties pour un retrait du rôle suite à la validation d'un désistement parfait incluant la renonciation à la demande de 396.000 euros présentée par voie d'exception.
- Ou Renvoyer à la mise en état afin qu'il soit statué au fond sur les demandes formulées par la société [T] au titre d'une créance compensatoire présentée par voie d'exception.
- Ou Ordonner la radiation pour défaut de diligence des parties.
En tout état de cause,
- Dire n'y avoir lieu à article 700.
Selon une ordonnance rendue contradictoirement en date du 06 novembre 2025, le juge de la mise en état du tribunal judiciaire de Béziers a statué en ces termes :
- Déclare parfait le désistement d'instance de la SAS [Adresse 10],
- Constate l'extinction de l'instance et le dessaisissement du tribunal,
- Dit n'y avoir lieu à application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,
- Condamne la SAS [Adresse 14] [Adresse 13] aux entiers dépens.
Selon avis du 25 novembre 2025, l'affaire a été fixée à l'audience du 02 avril 2026 à 09h00 en application des dispositions de l'article 906 du code de procédure civile.
Vu les conclusions notifiées le 05 janvier 2026 par Monsieur [E] [Z], Monsieur [F] [Z], Madame [S] [Z], Madame [S] [A] épouse [Z], Monsieur [Y] [Z], Madame [Q] [Z] épouse [J], Madame [W] [Z] épouse [D], Monsieur [H] [U], Monsieur [M] [U], Madame [V] [D] et Madame [C] [J] épouse [I];
Vu les conclusions notifiées le 16 janvier 2026 par SAS [Adresse 10] ;
Vu l'ordonnance de clôture rendue le 26 mars 2026;
PRÉTENTIONS DES PARTIES
Monsieur [E] [Z], Monsieur [F] [Z], Madame [S] [Z], Madame [S] [A] épouse [Z], Monsieur [Y] [Z], Madame [Q] [Z] épouse [J], Madame [W] [Z] épouse [D], Monsieur [H] [U], Monsieur [M] [U], Madame [V] [D] et Madame [C] [J] épouse [I] demandent à la cour de réformer l'ordonnance dont appel en ce qu'elle :
- Déclare parfait le désistement d'instance de la SAS Cité hélio-marine [Adresse 13],
- Constate l'extinction de l'instance et le dessaisissement du tribunal,
- Dit n'y avoir lieu à application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,
- N'a pas statué sur les autres demandes des consorts [Z]
Statuant à nouveau,
- Dire et juger que le désistement n'est pas parfait aussi longtemps que la société [L] [T] n'aura pas renoncé à son action en paiement de la somme de 396.000 euros (désistement d'action évidemment) ;
- Condamner la SAS [L] [T] aux dépens outre 5.000 euros d'article 700.
Ils exposent que la demande de paiement alléguée par la SAS [Adresse 14] [L] [T] à hauteur de 396 000 euros, correspondant à la créance prétendue de cette société en réparation de l'expropriation qu'elle a subie, n'a pas été abandonnée dans le cadre de la présente instance.
Dans ses écritures adressées au tribunal judiciaire, la SAS Cité Hélio-Marine [L] [T] visait la créance dont elle serait titulaire.
Elle sollicite que la SAS [Adresse 14] [L] [T] se désiste de la demande au titre de cette créance.
La SAS Cité Hélio-Marine [L] [T] demande à la cour de :
- Déclarer même d'office l'appel injuste, irrecevable et mal fondé,