N° RG 26/00039 - N° Portalis DBVW-V-B7K-IYV6
Minute n° 26/266
Copie exécutoire à :
- M et Mme [X]
Copie conforme à :
- Me Nadine HEICHELBECH
- greffe JCP TJ [Localité 1]
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
COUR D'APPEL DE COLMAR
3ème Chambre Civile
ORDONNANCE DE REFERE
du 01 Juin 2026
Dans l'affaire entre :
Mme [N] [H] [S] épouse [B]
[Adresse 1]
[Adresse 2] [Localité 2]
Non comparante, représentée par Me Nadine HEICHELBECH,
avocat au barreau de COLMAR, substituée par Me Camille ROUSSEL, avocat au barreau de COLMAR
- demanderesse au référé -
et
M. [K] [X]
[Adresse 3]
Comparant
Mme [D] [A] épouse [X]
[Adresse 4]
Comparante
- défendeurs au référé -
NOUS, présidente de chambre à la cour d'appel de Colmar, agissant sur délégation de Mme la première présidente, assistée de M. BIERMANN, greffier lors des débats, après avoir entendu en leurs explications les conseils des parties à notre audience publique du 12 Mai 2026, et leur avoir indiqué qu'une ordonnance serait rendue ce jour 01 Juin 2026, avons statué publiquement et contradictoirement par mise à disposition au greffe :
Par jugement contradictoire du 17 mars 2026, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Mulhouse a notamment constaté que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire figurant au bail conclu entre Monsieur [K] [X], Madame [D] [X] et Madame [N] [S] concernant l'appartement à usage d'habitation situé [Adresse 5], sont réunies à la date du 27 janvier 2025 à minuit, a ordonné, faute de départ volontaire, l'expulsion de Madame [N] [S] et de ses biens ainsi que celle de tous occupants de son chef, a fixé l'indemnité d'occupation mensuelle due par Madame [N] [S] au montant qui aurait été dû au titre des loyers et charges si le bail s'était poursuivi, soit la somme de 813 € par mois, a condamné Madame [N] [S] à payer à Monsieur [K] [X] et Madame [D] [X] cette indemnité d'occupation mensuelle à compter du 28 janvier 2025 et ce jusqu'au départ effectif des lieux, a condamné Madame [N] [S] à payer à Monsieur [K] [X] et Madame [D] [X] la somme de 5 583 € au titre de l'arriéré de loyer, provisions sur charges et indemnités d'occupation selon décompte arrêté au 11 février 2025, avec intérêts au taux légal sur la somme de 3 180 € à compter du 27 novembre 2024 et à compter de l'assignation sur le surplus, a condamné Monsieur [K] [X] et Madame [D] [X] à payer à Madame [N] [S] la somme de 1 040 € correspondant au remboursement d'une facture du 8 septembre 2020 auquel ils s'étaient engagés, a débouté Madame [N] [S] de sa demande de remboursement d'autres factures, a ordonné la compensation des créances réciproques des parties, a débouté Madame [N] [S] de sa demande de délai de paiement et l'a condamnée aux dépens ainsi qu'au paiement d'une somme de 700 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
Madame [N] [S] a interjeté appel de cette décision par déclaration en date du 17 avril 2026.
Par assignation signifiée à Monsieur [K] [X] et Madame [D] [X] le 29 avril 2026, Madame [N] [S] a sollicité que soit ordonné le sursis à exécution du jugement du juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Mulhouse prononcé le 17 mars 2026.
Au soutien de sa demande, elle indique, aux termes d'arguments repris oralement à l'audience du 12 mai 2026, qu'elle a formulé des observations sur l'exécution provisoire en première instance puisqu'elle a sollicité que soit suspendue la mesure d'expulsion ; qu'elle justifie en tout état de cause de conséquences manifestement excessives qui se sont révélées postérieurement à la décision de première instance.
Elle fait valoir :