Tribunal judiciaire, 2e chambre cab. 1 - div, 18 juin 2026 — n° 24/00592
Synthèse de la décision
Question juridique
Quelles sont les conséquences d'un divorce prononcé pour acceptation du principe de la rupture du mariage ?
Principe retenu
Le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage entraîne la dissolution du lien matrimonial et la révocation des avantages matrimoniaux. Les effets du divorce sur les rapports pécuniaires et patrimoniaux entre époux sont fixés à la date de la demande en divorce.
Faits clés
- Mariage entre Madame [P] [A] et Monsieur [Q] [K] en 2011 en Tunisie.
- Demande de divorce déposée le 16 janvier 2024.
- Deux enfants mineurs issus de l'union : [H] [K] et [I] [K].
- Le juge déclare le divorce et fixe les modalités de l'autorité parentale.
- Monsieur [Q] [K] est condamné à verser une prestation compensatoire de 20.000 euros.
Exposé du litige
[Motifs de la décision occultés]
Motivations de la décision
[Motifs de la décision occultés]
Dispositif
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant par mise à disposition au greffe, après débats en chambre du conseil, par jugement contradictoire et en premier ressort,
DÉCLARE le juge français compétent et la loi française applicable à l’ensemble des demandes ;
PRONONCE le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage :
de Madame [P] [A], née le [Date naissance 3] 1985 à [Localité 1] (Tunisie)
et Monsieur [Q], [V], [L] [K], né le [Date naissance 2] 1991 à [Localité 3] (44)
mariés le [Date mariage 1] 2011 à [Localité 4] (Tunisie) ;
ORDONNE la mention du dispositif du présent jugement en marge de l’acte de mariage et des actes de naissance de chacun des époux ;
RAPPELLE à chaque époux qu’il ne pourra plus user du nom de son conjoint suite au prononcé du divorce ;
RAPPELLE que, dès lors, les effets du divorce dans les rapports pécuniaires et patrimoniaux entre époux sont fixés au 16 janvier 2024, date de la demande en divorce ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès d’un époux et des dispositions à cause de mort accordées, le cas échéant, par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
RAPPELLE aux parties qu’il leur appartient, le cas échéant, de procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux, le cas échéant devant tout notaire de leur choix, et, en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du code de procédure civile ;
CONDAMNE Monsieur [Q] [K] à verser à Madame [P] [A], à titre de prestation compensatoire, la somme en capital de VINGT MILLE EUROS (20.000 €) ;
CONSTATE que l’autorité parentale est exercée conjointement sur les enfants mineurs, [H] [K], né le [Date naissance 4] 2015 à [Localité 5] (44) et [I] [K], née le [Date naissance 5] 2020 à [Localité 6] (93) ;
RAPPELLE les dispositions de l'article 371-1 du code civil :
« L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.
Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.
L'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques.
Les parents associent l'enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité. » ;
DIT qu'à cet effet les parents devront :
* prendre ensemble les décisions importantes notamment concernant la santé, la scolarité et l’éducation religieuse éventuelle des enfants,
* s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre parents, sur l’organisation de la vie des enfants (vie scolaire, médicale, sportive, culturelle, loisirs, vacances…),
* respecter les liens et les échanges des enfants avec l’autre parent. Les enfants ont le droit de communiquer librement par lettre ou téléphone avec le parent chez lequel ils ne résident pas, celui-ci ayant le droit de les contacter régulièrement,
* respecter l’image et la place de l’autre parent auprès des enfants,
* communiquer, se concerter, et coopérer dans l’intérêt des enfants ;
DIT que le parent chez lequel résident effectivement les enfants pendant la période de résidence à lui attribuée est habilité à prendre toute décision usuelle à l'entretien courant des enfants, ou nécessitée par l’urgence (intervention chirurgicale…) ;
RAPPELLE qu’en vertu de l’article 373-2 du code civil alinéa 4 « tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage ?
C'est un type de divorce où les deux époux acceptent la rupture de leur mariage, ce qui entraîne la dissolution du lien matrimonial.
Comment est déterminée la prestation compensatoire ?
La prestation compensatoire est fixée par le juge en tenant compte des besoins de l'un des époux et des ressources de l'autre.
Quelles sont les conséquences sur l'autorité parentale après un divorce ?
L'autorité parentale est exercée conjointement par les deux parents, sauf décision contraire du juge.
Comment se répartissent les frais liés aux enfants après un divorce ?
Les frais de santé non remboursés et les frais exceptionnels sont partagés entre les parents, selon les modalités définies par le juge.
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