Tribunal judiciaire, 2e chambre cab. 1 - div, 18 juin 2026 — n° 26/01191
Synthèse de la décision
Question juridique
Quelles sont les conséquences d'un divorce prononcé pour altération définitive du lien conjugal ?
Principe retenu
Le divorce pour altération définitive du lien conjugal entraîne la dissolution du mariage et la révocation des avantages matrimoniaux. Les époux doivent procéder à la liquidation de leurs intérêts patrimoniaux, et l'autorité parentale est exercée conjointement sur les enfants mineurs.
Faits clés
- Monsieur [E] [N] et Madame [R] [S] sont mariés depuis 2013.
- Le divorce est prononcé pour altération définitive du lien conjugal.
- Le couple a un enfant mineur, [M] [N], né en 2018.
- Le jugement mentionne que le divorce produira effet sur les rapports pécuniaires à partir du 27 août 2023.
- Monsieur [E] [N] est condamné aux dépens.
Exposé du litige
[Motifs de la décision occultés]
Motivations de la décision
[Motifs de la décision occultés]
Dispositif
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant par mise à disposition au greffe, après débats en chambre du conseil, par jugement contradictoire et en premier ressort,
DÉCLARE le juge français compétent et la loi française applicable à l’ensemble des demandes ;
PRONONCE le divorce pour altération définitive du lien conjugal :
de Monsieur [E] [N], né le [Date naissance 1] 1984 à [Localité 2] (Sri Lanka)
et Madame [R] [S], née le [Date naissance 3] 1991 à [Localité 5] (Sri Lanka)
mariés le [Date mariage 1] 2013 à [Localité 7] (état de [Localité 8], Inde) ;
ORDONNE la mention du dispositif du présent jugement en marge de l’acte de mariage et des actes de naissance de chacun des époux ;
RAPPELLE à chaque époux qu’il ne pourra plus user du nom de son conjoint suite au prononcé du divorce ;
DIT que le divorce produira effet dans les rapports pécuniaires et patrimoniaux entre époux à la date du 27 août 2023 ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès d’un époux et des dispositions à cause de mort accordées, le cas échéant, par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
RAPPELLE aux parties qu’il leur appartient, le cas échéant, de procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux, le cas échéant devant tout notaire de leur choix, et, en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du code de procédure civile ;
RAPPELLE que l’autorité parentale est exercée conjointement sur l’enfant mineur, [M] [N], né le [Date naissance 4] 2018 à [Localité 9] (77) ;
RAPPELLE les dispositions de l'article 371-1 du code civil :
« L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.
Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.
L'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques.
Les parents associent l'enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité. » ;
DIT qu'à cet effet les parents devront :
* prendre ensemble les décisions importantes notamment concernant la santé, la scolarité et l’éducation religieuse éventuelle de l’enfant,
* s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre parents, sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, médicale, sportive, culturelle, loisirs, vacances…),
* respecter les liens et les échanges de l’enfant avec l’autre parent. L’enfant a le droit de communiquer librement par lettre ou téléphone avec le parent chez lequel il ne réside pas, celui-ci ayant le droit de le contacter régulièrement,
* respecter l’image et la place de l’autre parent auprès de l’enfant,
* communiquer, se concerter, et coopérer dans l’intérêt de l’enfant ;
DIT que le parent chez lequel réside effectivement l’enfant pendant la période de résidence à lui attribuée est habilité à prendre toute décision usuelle à l'entretien courant de l’enfant, ou nécessitée par l’urgence (intervention chirurgicale….) ;
RAPPELLE qu’en vertu de l’article 373-2 du code civil alinéa 4 « tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statuera selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le divorce pour altération définitive du lien conjugal ?
C'est un type de divorce qui peut être prononcé lorsque les époux ne vivent plus ensemble et que le lien conjugal est définitivement rompu.
Quelles sont les conséquences d'un divorce sur les biens des époux ?
Le divorce entraîne la liquidation du régime matrimonial, ce qui signifie que les biens acquis durant le mariage doivent être partagés entre les époux.
Comment se passe l'autorité parentale après un divorce ?
L'autorité parentale est exercée conjointement par les deux parents, sauf décision contraire du juge.
Quelles sont les obligations alimentaires après un divorce ?
Les parents doivent contribuer à l'entretien et à l'éducation de leurs enfants, même après la séparation.
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