Tribunal judiciaire, jaf2, 19 juin 2026 — n° 24/03621
Synthèse de la décision
Question juridique
Quelles sont les conséquences d'un divorce prononcé par le juge aux affaires familiales ?
Principe retenu
Le juge aux affaires familiales peut prononcer le divorce et ordonner la mention de celui-ci en marge des actes de mariage et de naissance des époux. Il fixe également les modalités de l'autorité parentale et de la contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants.
Faits clés
- Divorce prononcé entre Madame [P] [K] et Monsieur [U] [Q] après des débats en chambre du conseil.
- Les époux ont été mariés en 2007 et ont des enfants mineurs.
- Le juge a fixé la résidence habituelle des enfants au domicile de leur mère.
- La contribution à l'entretien des enfants doit être versée par Monsieur [U] [Q] avant le 10 de chaque mois.
- Les frais scolaires et médicaux des enfants sont partagés entre les parents.
Articles cités
article 94 du Code de la Famille Marocain
article 97 du Code de la Famille Marocain
article 465-1 du code de procédure civile
Exposé du litige
[Motifs de la décision occultés]
Motivations de la décision
[Motifs de la décision occultés]
Dispositif
PAR CES MOTIFS,
Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement, par jugement contradictoire, rendu en premier ressort, après débats en chambre du conseil ;
Rabat l'ordonnance de clôture du 27 novembre 2025 ;
Ordonne la clôture de la procédure à la date de l'audience du 20 avril 2026 ;
Prononce sur le fondement des articles 94 et 97 du Code de la Famille Marocain pour discorde, le divorce de :
Madame [P] [K] née le [Date naissance 2] 1978 à [Localité 2] (MAROC);
et de :
Monsieur[U] [Q] [L] né le [Date naissance 1] 1978 à [Localité 3]) ;
Ordonne la mention du divorce en marge de l'acte de mariage desdits époux célébré le [Date mariage 1] 2007 à [Localité 1] (21) et en marge de leurs actes de naissance respectifs;
Dit que le dispositif du présent jugement sera transcrit sur les registres de l'état civil à [Localité 4] en ce qui concerne la transcription du divorce sur les actes de naissance des époux;
Déclare irrecevable la demande de madame [P] relative aux crédits souscrits pendant la mariage ;
Invite les parties à saisir, au besoin, le notaire de leur choix pour procéder au partage amiable de leur régime matrimonial et en cas d'échec du partage amiable, à engager par voie d'assignation une procédure aux fins de partage judiciaire ;
Reporte au 19 juin 2026 la date de prise d'effet du présent jugement dans les rapports entre les époux en ce qui concerne leurs biens ;
Dit n'y avoir lieu au paiement d'aucune somme au titre de l'article 84 du Code de la famille Marocain ;
Constate qu'[E] et [Z] ont été informés de leur droit à être entendus et qu'[W] est trop jeune pour être informé de son droit à être entendu ;
Rappelle que les deux parents exerceront en commun l'autorité parentale à l'égard des enfants mineurs et que dans ce cadre, ils doivent prendre d'un commun accord toutes les décisions importantes concernant la vie de l'enfant, et notamment : la scolarité et l'orientation professionnelle, les sorties du territoire national, la religion, la santé, les autorisations à pratiquer des sports dangereux ;
Fixe la résidence habituelle des enfants mineurs au domicile de leur mère ;
Dit que faute monsieur [U] [Q] hébergera ses enfants suivant des modalités définies exclusivement à l'amiable ;
Fixe la contribution à l'entretien et l'éducation des enfants, [E] [U] né le [Date naissance 3] 2010 à [Localité 1], [Z] [U] né le [Date naissance 4] 2013 à [Localité 1] et [W] [U] né le [Date naissance 5] 2017 à [Localité 1], due par monsieur [U] [Q] [L] à la somme mensuelle de 300€ (trois cent euros), soit 100€ (cent euros) par enfant ;
Indexe le montant de cette pension alimentaire sur les variations de l'indice des prix à la consommation des ménages, hors tabac (publié chaque mois au Journal Officiel);
Dit qu'elle sera revalorisée, par le débiteur lui-même ou par l'organisme débiteur des prestations familiales, en janvier de chaque année, sans qu'une mise en demeure soit nécessaire, selon la formule :
Pension initiale X Indice du mois de novembre précédant la revalorisation
______________________________________________
(indice du mois de l'ordonnance d'orientation et sur mesures provisoires )
Rappelle que la première revalorisation sera opérée en janvier 2026 ;
A défaut de paiement spontané, condamne monsieur [U] [Q] à payer à madame [P] [K] la pension alimentaire mensuelle ci-dessus fixée ainsi que les majorations résultant du jeu de l'indexation et ce, à compter du 09 juillet 2025, et tant que les conditions d'application des articles 373-2-2 ou 373-2-5 du Code Civil seront remplies ;
Rappelle que la réévaluation de la contribution est à la diligence du débiteur et qu'il peut effectuer ce calcul à l'aide des conseils donnés sur le serveur vocal de l'INSEE 09 72 72 20 00 et sur le site :http://www.insee.fr/fr/service/reviser/calcul-pension.asp;
Dit que la contribution à l'entretien et l'éducation susvisée devra être versée, avant le 10 de chaque mois, par le débiteur, monsieur [U] [Q] à l'organisme…
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un divorce par le juge aux affaires familiales ?
C'est une procédure judiciaire où le juge prononce la dissolution du mariage et fixe les modalités relatives à l'autorité parentale et à la contribution alimentaire.
Comment est déterminée la résidence des enfants après un divorce ?
Le juge fixe la résidence habituelle des enfants en tenant compte de leur intérêt supérieur et des circonstances de la vie familiale.
Quelles sont les obligations financières d'un parent après un divorce ?
Le parent doit verser une contribution alimentaire pour l'entretien et l'éducation des enfants, ainsi que partager les frais liés à leur éducation.
Que se passe-t-il si un parent ne respecte pas les décisions du juge concernant les enfants ?
Le parent peut être amené à saisir à nouveau le juge pour faire respecter les décisions relatives à l'autorité parentale et à la contribution alimentaire.
Comment se déroule le partage des biens après un divorce ?
Le partage des biens peut se faire amiablement entre les époux ou, en cas d'échec, par voie judiciaire avec l'aide d'un notaire.
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