Tribunal judiciaire, ch 9 (référés), 24 juin 2026 — n° 26/00141
Synthèse de la décision
Question juridique
La SARL ZL Contrôle Technique peut-elle être déclarée commune et opposable aux opérations d'expertise concernant un véhicule en raison de vices cachés ?
Principe retenu
Le juge des référés peut ordonner des mesures d'instruction avant tout procès si un motif légitime existe pour conserver ou établir la preuve de faits susceptibles d'influencer la solution d'un litige. Les opérations d'expertise peuvent être déclarées communes et opposables aux parties concernées.
Faits clés
- Madame [O] [F] a assigné la SARL ZL Contrôle Technique en référé pour vices cachés.
- Une expertise a été ordonnée par le tribunal le 18 février 2026.
- Le véhicule concerné est un VOLKSWAGEN Transporter immatriculé [Immatriculation 1].
- Des désordres ont été constatés sur le véhicule, justifiant la demande d'expertise.
- La SARL ZL Contrôle Technique a contesté la demande de Madame [F].
Articles cités
article 145 du Code de procédure civile
article 1643 du Code civil
article 491 alinéa 2 du Code de procédure civile
article 696 du Code de procédure civile
Exposé du litige
EXPOSE DU LITIGE
Vu l’assignation en référé en date du 20 mars 2026 délivrée par Madame [O] [F] à la SARL ZL CONTROLE TECHNIQUE, au visa des articles 1643 et suivants du code civil, aux fins de :
Déclarer communes et opposables à la SARL ZL CONTROLE TECHNIQUE les opérations d'expertise confiées à Monsieur [C] [N] concernant le véhicule VOLKSWAGEM Transporter immatriculé [Immatriculation 1], n° de châssis WV1ZZZ7HZ7H015371 selon ordonnance du 18 février 2026 ; Statuer quant aux dépens ;
L’affaire a été entendue à l’audience du 10 juin 2026.
Madame [O] [F] a comparu par son conseil et a maintenu l’ensemble de ses demandes.
La SARL ZL CONTROLE TECHNIQUE a comparu par son conseil et a demandé au juge des référés de :
Prendre acte des protestations et réserves de la société ZL CONTROLE TECHNIQUE sur la demande de Madame [F] de lui déclarer communes et opposables les opérations d’expertise de Monsieur [N] ;Laisser les dépens à la charge de Madame [F] ;
Vu les dernières écritures déposées par les parties ;
L’affaire a été mise en délibéré pour l’ordonnance être rendue le 24 juin 2026 par mise à disposition au greffe.
Motivations de la décision
MOTIFS
Sur la demande d’expertise :
Sur le fondement de l’article 145 du Code de procédure civile le juge des référés peut, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, ordonner les mesures d’instruction légalement admissibles à la demande de tout intéressé.
Au cas précis, il résulte des pièces versées aux débats et notamment de :
Procès-verbal de contrôle technique du 18/04/2024 – AUTOSUR ;Facture n° 25 de NORTH UTILITAIRE ;Facture n° 26 de NORTH UTILITAIRE ;Relevé de comptes de Madame [F] - 26 avril 2024 ;Certificat provisoire d'immatriculation ;Rapport d'expertise de SETEX EXPERTISE en date du 02.10.2024 et procès-verbal d’examen contradictoire ;Les attestations d'intervention de INTER MUTUELLES ASSISTANCE GIE en date du 30/07/2024 ;Dépôt de plainte du 28/08/2024 ;Qu’il existe pour Madame [F], tenant la nature des désordres, un motif légitime à voir participer aux opérations d’expertise en cours la SARL ZL CONTROLE TECHNIQUE. Lesdites opérations lui seront donc déclarées communes et opposables.
Sur les dépens :
En application de l’article 491 alinéa 2 du Code de procédure civile, le juge des référés statue sur les dépens. Selon l’article 696 du même code, la partie perdante est condamnée aux dépens à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge de l’autre partie.
En l’état, il convient de laisser les dépens à la charge de Madame [F] qui a intérêt à la mesure, sauf leur récupération éventuelle au fond.
Dispositif
PAR CES MOTIFS
Le président, statuant en référé, par ordonnance mise à disposition au greffe, contradictoire et en premier ressort,
Vu l'article 145 du Code de procédure civile ;
Vu l’ordonnance du 18 février 2026 rendue par le Président de ce Tribunal ordonnant une expertise ;
DECLARE communes et opposables les opérations d’expertise confiées à Monsieur [C] [N] par ordonnance de référé en date du 18 février 2026 dans l’instance enregistrée au répertoire des affaires civiles sous le n°26/00024 à la SARL ZL CONTROLE TECHNIQUE ;
DIT que l’expert devra convoquer à nouveau l’ensemble des parties afin de recueillir notamment les dires et observations de chacun ;
LAISSE les dépens de l’instance à la charge de Madame [O] [F], au besoin l’y condamne ;
Ainsi jugé et prononcé à [Localité 1] les jour, mois et an susdits.
LE GREFFIER, LE PRESIDENT,
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un vice caché ?
Un vice caché est un défaut qui n'est pas visible lors de l'achat d'un bien et qui affecte son utilisation ou sa valeur.
Comment demander une expertise pour vices cachés ?
Vous devez saisir le tribunal compétent en référé et justifier d'un motif légitime pour ordonner l'expertise.
Qui est responsable des frais d'expertise ?
En général, la partie perdante peut être condamnée aux dépens, mais cela peut varier selon la décision du juge.
Quels recours ai-je si l'expertise ne me donne pas satisfaction ?
Vous pouvez contester les conclusions de l'expertise en introduisant une action au fond devant le tribunal compétent.
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