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Tribunal judiciaire, 2ème chambre civile, 15 juin 2026 — n° 24/01628

Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal

Synthèse de la décision

Question juridique

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal peut-il être prononcé lorsque les époux vivent séparés depuis plus d'un an et qu'aucune demande de prestation compensatoire n'est formulée ?

Principe retenu

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal est prononcé lorsque la communauté de vie entre les époux a cessé depuis plus d'un an. Le juge constate l'absence de demande de prestation compensatoire et ordonne le report des effets du divorce à la date de la séparation effective. Il invite les parties à procéder au partage amiable de leurs intérêts patrimoniaux.

Faits clés

  • Mariage le 11 juin 2011 à Saint-Nazaire
  • Séparation effective depuis le 12 octobre 2023
  • Deux enfants mineurs issus du mariage
  • Absence de demande de prestation compensatoire
  • Proposition de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux

Articles cités

article 1082 du code de procédure civile articles 1360 et suivants du Code de Procédure Civile

Exposé du litige

[Motifs de la décision occultés]

Motivations de la décision

[Motifs de la décision occultés]

Dispositif

PAR CES MOTIFS Le juge aux affaires familiales, CONSTATE que des propositions ont été effectuées quant au règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des parties ; PRONONCE pour altération définitive du lien conjugal le divorce de : [O] [L] [Q] [H], né le [Date naissance 3] 1968 à [Localité 4] (35), et de [S] [B] [N] [T], née le [Date naissance 1] 1971 à [Localité 5] (44), lesquels se sont mariés le [Date mariage 1] 2011, devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 6] (44) ; ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l'état civil de M. [O] [H] et de Mme [S] [T] détenus par un officier de l'état civil français conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile ; ORDONNE le report des effets du divorce dans le rapport entre les parties concernant les biens à la date du 12 octobre 2023 ; RAPPELLE qu'à compter du divorce, les parties perdent l'usage du nom de leur conjoint CONSTATE la révocation des donations et avantages matrimoniaux que M. [O] [H] et Mme [S] [T] ont pu, le cas échéant, se consentir ; RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ; INVITE les époux, en tant que de besoin, à procéder à un partage amiable de leurs intérêts patrimoniaux ; A défaut de partage amiable, INVITE la partie la plus diligente à assigner en partage judiciaire devant le Juge aux Affaires Familiales, suivant la procédure de droit commun, conformément aux articles 1360 et suivants du Code de Procédure Civile, et à la loi du 12 mai 2009, entrée en vigueur au 1er janvier 2010 ; CONSTATE l’absence de demande de prestation compensatoire ; CONSTATE que M. [O] [H] et Mme [S] [T] exercent en commun l'autorité parentale sur les enfants, RAPPELLE que l'exercice en commun de l'autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l'égard des enfants et doivent notamment : -prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l'orientation scolaire, l'éducation religieuse et le changement de résidence des enfants, -s'informer réciproquement, dans le souci d'une indispensable communication entre les parents, sur l'organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…), ce qui implique notamment la remise réciproque des documents d'identité et du carnet de santé des enfants ; -permettre les échanges entre les enfants et l'autre parent dans le respect de vie de chacun ; - protéger le droit à l’image des enfants dans le respect du droit à la vie privée ; RAPPELLE que tout changement de résidence de l'un des parents dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent ; qu'en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt des enfants ; FIXE la résidence des enfants au domicile de Mme [S] [T] ; DIT que les parents déterminent ensemble la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles M. [O] [H] accueille les enfants et, à défaut d'un tel accord, fixe les modalités suivantes : hors vacances scolaires : -la fin des semaines paires dans l'ordre du calendrier du vendredi à 17 heures 30 au dimanche à 18 heures, avec extension au jour férié qui précède ou qui suit, pendant les vacances scolaires : -la première moitié des vacances scolaires les années paires, -la seconde moitié des vacances scolaires les années impaires, à charge pour M.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le divorce pour altération définitive du lien conjugal ?
C'est un divorce prononcé lorsque les époux vivent séparés depuis plus d'un an, sans espoir de réconciliation. Dans cette affaire, les époux étaient séparés depuis le 12 octobre 2023 et le divorce a été prononcé le 15 juin 2026.
Quels sont les effets du divorce sur les biens du couple ?
Le juge ordonne le report des effets du divorce entre les époux à la date de la séparation effective (12 octobre 2023). Les donations et avantages matrimoniaux sont révoqués. Les époux sont invités à partager amiablement leurs intérêts patrimoniaux, faute de quoi ils devront saisir le juge aux affaires familiales.
Comment est fixée la contribution à l'entretien des enfants ?
Dans cette décision, le juge a fixé la contribution du père à 200 euros par mois par enfant, soit 400 euros au total, avec indexation annuelle. Les frais exceptionnels (optique, dentaire, voyages scolaires, permis de conduire) sont partagés par moitié entre les parents, sous réserve d'un accord préalable.
Que se passe-t-il si le parent débiteur ne paie pas la pension alimentaire ?
Le parent créancier peut obtenir le règlement forcé via l'ARIPA (agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires) dès le premier incident de paiement. Les frais de recouvrement sont à la charge du parent débiteur.
Puis-je demander une prestation compensatoire dans ce type de divorce ?
Oui, mais dans cette affaire, aucune demande de prestation compensatoire n'a été formulée. Le juge a constaté l'absence de demande. Si vous souhaitez en demander une, vous devez la formuler avant le prononcé du divorce.
Comment se déroule l'autorité parentale après le divorce ?
Les deux parents exercent en commun l'autorité parentale. Ils doivent prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l'orientation scolaire, l'éducation religieuse et le changement de résidence des enfants. La résidence habituelle des enfants a été fixée chez la mère, avec un droit de visite et d'hébergement pour le père.

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