Tribunal judiciaire de Strasbourg
TRIBUNAL DE PROXIMITE D’ILLKIRCH-GRAFFENSTADEN
[Adresse 1]
[Localité 1]
☎ : [XXXXXXXX01]
[Courriel 1]
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[Adresse 2] [Localité 2]
N° RG 26/00059
N° Portalis DB2E-W-B7K-OH5G
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MINUTE N°
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Expédition revêtue de la formule exécutoire délivrée à :
Copie certifiée conforme délivrée à :
le
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
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JUGEMENT Contradictoire
DEMANDERESSE :
Madame [D] [G]
née le 22 Octobre 1984 à [Localité 3]
[Adresse 3]
[Localité 4]
représentée par Me Muriel JAEGER, avocat au barreau de STRASBOURG, avocat plaidant/postulant, vestiaire : 170
DEFENDERESSE :
S.A. SAEML - HABITATION MODERNE,
[Adresse 4]
[Adresse 5]
[Localité 5]
représentée par Me Aline MOEHRMANN, avocat au barreau de STRASBOURG, avocat plaidant/postulant, vestiaire : 289
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Olivier LICHY, Vic-Président
Léa GUGLIELMI, Greffier placé lors des débats
Thomas SINT, Greffier au jour du délibéré
DÉBATS ORAUX A L'AUDIENCE PUBLIQUE EN DATE DU : 29 Avril 2026
PRONONCE PUBLIQUEMENT PAR MISE A DISPOSITION DU JUGEMENT AU GREFFE DU TRIBUNAL LE : 24 Juin 2026
Premier ressort,
OBJET : Baux d'habitation - Autres demandes relatives à un bail d'habitation
Attendu que dans sa requête régularisée au greffe le 27 mars 2026, madame [D] [G] expose que par ordonnance de référé réputée contradictoire du 7 janvier 2026, il a été constaté que le bail la liant à la société [Adresse 6] a été résilié au 4 août 2025 et qu’en conséquence elle a été condamnée à libérer les lieux et à restituer les clés ; qu’à défaut son ancienne bailleresse était autorisée à procéder à son expulsion après signification d’un commandement de quitter les lieux ; qu’elle était également condamnée à payer à titre provisionnel la somme de 6516,14 euros arrêtée au 17 novembre 2025, outre les intérêts légaux et les indemnités d’occupation mensuelle ainsi qu’une indemnité de procédure ;
Que par cette requête elle sollicite, au visa des articles L 412 – 3 et suivants ainsi que des articles R 412 – 3, R 121 – 5 et R 442 – 2 du Code des procédures civiles d’exécution que lui soit accordé un délai de 10 mois à compter de la date du présent jugement pour quitter le logement qu’elle occupe et qui est situé au [Adresse 7] ;
Qu’au soutien de sa demande elle fait valoir que :
– la société HABITATION MODERNE lui a fait signifier un commandement de quitter les lieux en date du 29 janvier 2026 ;
- elle est atteinte d’une maladie génétique qui entraîne des difficultés de se mouvoir et à rester debout ce qui limite ses capacités à trouver un emploi et complique la perspective d’un déménagement et d’un relogement rapide ;
– elle est sans emploi avec pour seul revenu des prestations sociales à hauteur de 1780 euros par mois qui lui permettent de s’occuper de ses 4 enfants ; qu’elle a dû régler des dettes de jeu de son fils âgé de 19 ans ;
Attendu que l’affaire a été appelée à l’audience du 29 avril 2026 à l’occasion de laquelle les parties ont été entendues en leurs observations aux termes desquelles, pour madame [D] [G] , elle a repris et développé les moyens de sa requête ;
Que la société [Adresse 6] s’est opposée à la demande après avoir noté que la requête a été déposée 2 jours avant l’expiration du délai assigné dans le commandement d’avoir à quitter les lieux ; qu’elle considère en outre que les articles du code des procédures civiles exécution visés sont inapplicables dès lors que la demanderesse ne justifie pas avoir effectué des diligences en vue de son relogement ; que par ailleurs au 7 avril 2026 la dette locative était de 10 974,40 euros, madame [D] [G] n’ayant aucunement repris le paiement des loyers et des charges de sorte qu’elle ne peut être considérée que comme étant de mauvaise foi ; qu’enfin elle ne produit aucun élément prouvant l’addiction effective de son fils aux jeux, ni que cette addiction appartient au passé ; qu’el…