Tribunal judiciaire, c18-pole social, 15 juin 2026 — n° 25/00221
Synthèse de la décision
Question juridique
L'employeur peut-il obtenir une expertise médicale judiciaire pour contester l'imputabilité des soins et arrêts de travail prescrits à un salarié au titre d'un accident du travail, en l'absence de commencement de preuve et de demande au fond ?
Principe retenu
La présomption d'imputabilité au travail des soins et arrêts s'étend pendant toute la durée d'incapacité de travail précédant la guérison complète ou la consolidation. Une mesure d'instruction ne peut être ordonnée que si la partie qui l'allègue ne dispose pas d'éléments suffisants pour prouver le fait contesté, et ne peut suppléer la carence de la partie dans l'administration de la preuve.
Faits clés
- Accident du travail déclaré le 8 mars 2023 par Monsieur [E] [H], salarié de la S.A.S. [Y]
- La CPAM a pris en charge les soins et arrêts de travail au titre de l'accident du travail
- La S.A.S. [Y] a saisi le tribunal pour contester l'imputabilité des soins et arrêts
- La S.A.S. [Y] n'a apporté aucun commencement de preuve à l'appui de sa demande d'expertise
- Aucune demande au fond n'a été formulée par la S.A.S. [Y]
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la présomption d'imputabilité en matière d'accident du travail ?
L'employeur peut-il contester l'imputabilité des arrêts de travail d'un salarié ?
Quels sont les éléments nécessaires pour obtenir une expertise médicale judiciaire ?
Que se passe-t-il si l'employeur ne fournit aucune preuve à l'appui de sa demande d'expertise ?
Quelle est la durée de la présomption d'imputabilité ?
L'employeur peut-il obtenir communication du rapport médical de la CPAM ?
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