PAR CES MOTIFS
Le juge des contentieux de la protection, statuant après débats publics, par jugement mis à disposition au greffe, contradictoire et en premier ressort,
CONSTATE que la dette locative visée dans le commandement de payer du 11 octobre 2022 n'a pas été réglée dans le délai de deux mois,
CONDAMNE solidairement M. [C] [E] et Mme [W] [V] épouse [E], après compensation des créances réciproques des parties (déduction faite du préjudice de jouissance subi par les locataires donc), à payer à M. [S] [X] la somme de 2286 euros (deux mille deux cent-quatre-vingt-six euros) au titre de l'arriéré locatif arrêté au 31 mai 2026, avec intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente décision,
AUTORISE M. [C] [E] et Mme [W] [V] épouse [E] à se libérer de leur dette en réglant chaque mois pendant 36 mois, en plus du loyer courant, une somme minimale de 63 euros (soixante-trois euros), la dernière échéance étant majorée du solde de la dette en principal, intérêts et frais,
DIT que le premier règlement devra intervenir dans les dix jours suivant la signification de la présente décision, puis, pour les paiements suivants, en même temps que le loyer, au plus tard le dixième jour de chaque mois, sauf meilleur accord entre les parties,
RAPPELLE, compte-tenu de la suspension des loyers avec consignation, que le règlement des sommes susvisées se fera entre les mains de la Caisse des dépôts et consignations (pendant le temps des travaux) puis du bailleur (lorsque les travaux seront achevés),
SUSPEND les effets de la clause résolutoire pendant l'exécution des délais de paiement accordés à M. [C] [E] et Mme [W] [V] épouse [E],
DIT que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n'avoir jamais été acquise,
DIT qu'en revanche, pour le cas où une mensualité, qu'elle soit due au titre du loyer et des charges courants ou de l'arriéré, resterait impayée quinze jours après l'envoi d'une mise en demeure par lettre recommandée avec avis de réception,
le contrat conclu le 28 octobre 2011 entre M. [S] [X], d'une part, et M. [C] [E] et Mme [W] [V] épouse [E], d'autre part, concernant les locaux situés au [Adresse 5], sera considéré comme résilié de plein droit depuis le 12 décembre 2022,
le solde de la dette deviendra immédiatement exigible,
le bailleur pourra, à défaut de libération spontanée des lieux et dès l'expiration d'un délai de deux mois suivant la délivrance d'un commandement d'avoir à libérer les lieux, faire procéder à l'expulsion de M. [C] [E] et Mme [W] [V] épouse [E] et à celle de tous occupants de leur chef, au besoin avec l'assistance de la force publique,
le sort des meubles sera régi conformément aux dispositions des articles L. 433-1 et L. 433-2 du code des procédures civiles d'exécution,
M. [C] [E] et Mme [W] [V] épouse [E] seront solidairement condamnés à verser à M. [S] [X] une indemnité d'occupation mensuelle égale au montant des loyers et charges qui auraient été dus en cas de poursuite du bail, et ce, jusqu'à la date de libération effective et définitive des lieux,
DÉBOUTE M. [S] [X] de sa demande de dommages et intérêts pour résistance abusive,
DÉBOUTE M. [S] [X] de sa demande au titre de la clause pénale,
CONDAMNE M. [S] [X] à réaliser, sur l'immeuble situé au [Adresse 5], les travaux suivants, dans le délai de 6 mois à compter de la signification du présent jugement, sous peine d'astreinte provisoire de 30 euros par jour de retard pendant une durée de 60 jours :
remplacement de la chaudière actuelle par une chaudière neuve,pose d'une ventilation mécanique contrôlée (VMC),remise aux normes de l'installation électrique,réparation des fissures de la buanderie sur la façade arrière,
AUTORISE, à compter de la signification du présent jugement, la mise sous séquestre par M.