Cour d'appel, chambre 1-11 référés, 25 juin 2026 — n° 26/00251
Synthèse de la décision
Question juridique
L'exécution provisoire d'un jugement de liquidation judiciaire peut-elle être arrêtée en référé devant le premier président de la cour d'appel en raison de l'existence de moyens sérieux d'annulation et de conséquences manifestement excessives ?
Principe retenu
L'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement de liquidation judiciaire peut être ordonné par le premier président de la cour d'appel en référé s'il existe des moyens sérieux d'annulation ou de réformation du jugement et si l'exécution provisoire risque d'entraîner des conséquences manifestement excessives. En l'espèce, la société débitrice a démontré un moyen sérieux tenant à l'impossibilité de redressement, justifiant l'arrêt de l'exécution provisoire.
Faits clés
- Jugement du tribunal de commerce d'Antibes du 21 avril 2026 prononçant la liquidation judiciaire de la SAS Y
- Appel interjeté par la SAS Y le 24 avril 2026
- Assignation en référé devant le premier président de la cour d'appel d'Aix-en-Provence le 30 avril 2026
- La SAS Y a sollicité de l'administration fiscale la décharge totale d'une somme de 289 553 euros
- La société justifie de résultats bénéficiaires sur 2025 et 2026 (925 € puis 27 506 €), d'un désendettement et d'une trésorerie en progression
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement de liquidation judiciaire ?
Quels sont les critères pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire ?
La société Y a-t-elle obtenu l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Quels éléments la société Y a-t-elle fournis pour prouver le moyen sérieux ?
Le liquidateur judiciaire peut-il contester cette décision ?
Quelle est la base légale de cette décision ?
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