Cour d'appel, chambre 1-11 référés, 25 juin 2026 — n° 26/00216
Synthèse de la décision
Question juridique
La demande d'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement fixant le loyer de renouvellement d'un bail commercial est-elle recevable en l'absence de conséquences manifestement excessives révélées postérieurement au jugement ?
Principe retenu
L'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement ne peut être demandé que si des conséquences manifestement excessives sont révélées postérieurement à la décision. La simple potentialité de conséquences excessives, déjà connue ou prévisible lors du jugement, ne suffit pas. La situation de trésorerie positive et l'absence de cessation des paiements ne caractérisent pas de telles conséquences.
Faits clés
- Jugement du 12 février 2026 fixant le loyer annuel à 110 000 euros HT à compter du 1er avril 2024
- Appel interjeté par la SARL L'ESTERELLA le 4 mars 2026
- Assignation en référé le 16 avril 2026 pour suspension de l'exécution provisoire
- Attestation d'expert-comptable du 27 mars 2026 invoquée par la demanderesse
- Relevé de comptes montrant une trésorerie positive de 267 735 euros au bilan 2025
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je demander la suspension de l'exécution provisoire d'un jugement fixant mon loyer commercial ?
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Mon expert-comptable atteste de difficultés, cela suffit-il pour suspendre l'exécution ?
Le juge peut-il refuser la suspension si ma trésorerie est positive ?
La résiliation du bail avant le jugement a-t-elle un impact sur l'exécution provisoire ?
Comment prouver des conséquences manifestement excessives ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement