Cour d'appel, chambre 1-9, 2 juillet 2026 — n° 26/01179
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge de l'exécution peut-il réputer non écrite une clause de déchéance du terme qui laisse à la discrétion du prêteur la résiliation du prêt en cas de défaut de paiement ?
Principe retenu
La clause qui prévoit la résiliation du prêt à la discrétion du prêteur en cas de défaut de paiement est abusive et doit être réputée non écrite. Le juge de l'exécution peut apprécier la validité de la clause de déchéance du terme dans le cadre de la procédure de saisie immobilière.
Faits clés
- Le Crédit Foncier a délivré un commandement de payer aux fins de saisie immobilière le 13 décembre 2024.
- La clause litigieuse prévoyait la résiliation du prêt à la discrétion du prêteur en cas de défaut de paiement.
- Le juge de l'exécution a réputé non écrite cette clause dans son jugement du 9 janvier 2026.
- La cour d'appel a infirmé le jugement sur ce point et ordonné la vente forcée.
- La créance du Crédit Foncier a été fixée à 135 784,33 euros en principal.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une clause de déchéance du terme dans un prêt immobilier ?
Le juge de l'exécution peut-il annuler une clause abusive dans un contrat de prêt ?
Quels sont les recours contre une saisie immobilière ?
Comment est fixée la mise à prix d'un bien saisi ?
Que se passe-t-il si le débiteur ne paie pas ses échéances de prêt ?
La clause de résiliation discrétionnaire est-elle valable ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement