Cour d'appel, chambre Économique, 2 juillet 2026 — n° 25/01893
Synthèse de la décision
Question juridique
Le refus de nommer un administrateur provisoire ou un mandataire pour une SCI est-il justifié en l'absence de péril imminent et de trouble manifestement illicite ?
Principe retenu
La nomination d'un administrateur provisoire ou d'un mandataire judiciaire pour une société civile immobilière suppose la démonstration d'un péril imminent ou d'un trouble manifestement illicite. En l'espèce, la SCI continue de fonctionner, les comptes sont positifs et les ventes d'actifs ont servi à rembourser des dettes, de sorte qu'aucune entrave grave au fonctionnement n'est établie.
Faits clés
- SCI constituée en 2006 entre cinq associés, dont M. [X] [M] et Mme [D] [S] (gérante après le décès de son époux en 2007).
- M. [X] [M] a demandé en référé la nomination d'un administrateur provisoire ou d'un mandataire, invoquant des ventes d'actifs immobiliers et un défaut de communication.
- Le juge des référés a rejeté la demande le 21 novembre 2024, confirmé en appel le 2 juillet 2026.
- La SCI a vendu plusieurs biens immobiliers pour rembourser des emprunts, payer impôts et frais, comme attesté par des décomptes.
- Les biens vendus étaient en mauvais état et nécessitaient des travaux, ce que M. [X] [M] savait depuis 2013.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un administrateur provisoire pour une SCI ?
Quand le juge des référés peut-il nommer un administrateur provisoire ?
Un associé minoritaire peut-il bloquer la vente d'un bien immobilier par la SCI ?
Quels sont les recours d'un associé contre la gérance d'une SCI ?
Le refus de médiation a-t-il un impact sur la procédure ?
Qu'est-ce qu'un trouble manifestement illicite dans une SCI ?
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