Cour d'appel, chambre prud'homale, 25 juin 2026 — n° 23/00526
Synthèse de la décision
Question juridique
Un salarié peut-il être condamné au paiement d'une pénalité prévue dans un procès-verbal de conciliation pour violation de ses engagements postérieurs à la rupture conventionnelle ?
Principe retenu
Le procès-verbal de conciliation homologué par le conseil de prud'hommes constitue un titre exécutoire. Les engagements souscrits dans ce cadre, assortis d'une clause pénale, sont valables et peuvent être sanctionnés en cas de violation par le salarié, même après la rupture du contrat de travail.
Faits clés
- M. [I] a signé un procès-verbal de conciliation le 20 octobre 2021 avec son employeur, prévoyant une pénalité de 10 000 euros en cas de non-respect de ses engagements.
- Les engagements comprenaient l'interdiction d'intervenir dans des procédures mettant en cause la société et de se livrer à des actes de dénigrement.
- La société a mis en demeure M. [I] de cesser ces pratiques par lettres des 4 et 23 mars 2022.
- M. [I] a contesté avoir violé ses engagements.
- La société a saisi le conseil de prud'hommes pour obtenir le paiement de la pénalité.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un procès-verbal de conciliation ?
Puis-je être condamné à payer une pénalité après une rupture conventionnelle ?
Quels types d'engagements peuvent être sanctionnés par une pénalité ?
Comment contester une demande de pénalité pour violation d'engagement ?
Quelle est la différence entre une clause pénale et des dommages et intérêts ?
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