Cour d'appel, chambre prud'homale, 18 juin 2026 — n° 23/00005
Synthèse de la décision
Question juridique
La résiliation judiciaire du contrat de travail d'une salariée protégée peut-elle être prononcée aux torts de l'employeur en raison de manquements graves (non-respect du temps de travail, défaut de paiement des heures supplémentaires, absence de visite médicale, défaut d'information sur les droits DIF/CPF) ?
Principe retenu
La résiliation judiciaire du contrat de travail peut être prononcée aux torts de l'employeur lorsque les manquements invoqués par le salarié sont suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat de travail. En l'espèce, l'employeur a manqué à ses obligations en ne respectant pas le temps de travail contractuel, en ne payant pas les heures supplémentaires, en n'organisant pas les visites médicales obligatoires et en ne fournissant pas les informations sur les droits DIF/CPF. Ces manquements justifient la résiliation judiciaire aux torts de l'employeur, produisant les effets d'un licenciement nul en raison du statut protecteur de la salariée.
Faits clés
- Salariée engagée en CDI à temps partiel (104 jours par an) comme assistant formateur
- Élue membre du CSE le 11 mai 2021, bénéficiant du statut protecteur
- Employeur n'a pas fourni le volume de travail contractuel (104 jours) et n'a pas payé les heures supplémentaires
- Absence de visite médicale d'embauche et de suivi périodique
- Défaut d'information sur les droits DIF/CPF
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une résiliation judiciaire du contrat de travail ?
Quels manquements ont été retenus dans cette affaire ?
La salariée était-elle protégée ?
Quelles indemnités la salariée a-t-elle obtenues ?
Que doit faire un salarié qui n'a pas eu de visite médicale ?
Qu'est-ce que le DIF et le CPF ?
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