Cour d'appel, chambre sociale section b, 2 juillet 2026 — n° 24/05033
Synthèse de la décision
Question juridique
Le refus de prise en charge d'une rechute de maladie professionnelle par la CPAM est-il justifié lorsque le médecin-conseil n'a pas évalué les séquelles psychologiques liées à l'affection respiratoire ?
Principe retenu
La CPAM ne peut refuser la prise en charge d'une rechute de maladie professionnelle sans apporter d'éléments sérieux remettant en cause les conclusions du médecin consultant et les pièces médicales produites par l'assuré, notamment lorsque le médecin-conseil n'a pas évalué les séquelles psychologiques.
Faits clés
- Mme [F] a déclaré une maladie professionnelle (troubles respiratoires) prise en charge le 2 mars 2020.
- Un certificat médical de rechute du 9 janvier 2023 mentionne asthme et dépression réactionnelle.
- La CPAM a refusé la prise en charge de la rechute le 21 mars 2023 après avis défavorable du médecin-conseil.
- Le médecin consultant a évalué les séquelles fonctionnelles respiratoires mais n'a pas précisé les séquelles psychologiques.
- La CPAM n'a pas fourni d'éléments sérieux pour contester les conclusions du médecin consultant et les pièces médicales de l'assurée.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une rechute de maladie professionnelle ?
La CPAM peut-elle refuser une rechute sans motif médical sérieux ?
Comment contester un refus de prise en charge de rechute ?
Les séquelles psychologiques sont-elles prises en compte dans une rechute de maladie professionnelle ?
Quels sont les recours si le médecin-conseil n'a pas examiné tous les aspects de la maladie ?
Quel est le rôle du médecin consultant dans le litige ?
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