Cour d'appel, 1ère chambre sociale, 25 juin 2026 — n° 24/02704
Synthèse de la décision
Question juridique
Le contrat de travail d'une salariée déclarée inapte peut-il être résilié judiciairement aux torts de l'employeur en raison de manquements à ses obligations (suivi médical, maintien de salaire, prévoyance) ?
Principe retenu
La résiliation judiciaire du contrat de travail peut être prononcée aux torts de l'employeur lorsque celui-ci a commis des manquements suffisamment graves empêchant la poursuite du contrat. En l'espèce, le défaut de suivi médical et le retard dans la mise en place de la prévoyance constituent des manquements graves justifiant la résiliation aux torts de l'employeur, avec les conséquences d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Faits clés
- Salariée embauchée le 1er mars 2016 comme agent de service à temps partiel
- Accident du travail le 2 janvier 2020, arrêts de travail prolongés
- Déclarée inapte à son poste le 25 juin 2024
- Licenciée pour inaptitude et impossibilité de reclassement le 28 août 2024
- Saisine du conseil de prud'hommes le 30 mars 2023 pour résiliation judiciaire
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la résiliation judiciaire du contrat de travail ?
Quels manquements de l'employeur ont été retenus dans cette affaire ?
Quelles indemnités la salariée a-t-elle obtenues ?
La résiliation judiciaire a-t-elle été prononcée alors que la salariée était déjà licenciée ?
Quelle est la différence entre un licenciement pour inaptitude et un licenciement sans cause réelle et sérieuse ?
Que doit faire l'employeur après l'arrêt ?
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