Cour d'appel, 1ère chambre civile, 18 juin 2026 — n° 22/02494
Synthèse de la décision
Question juridique
Le bailleur d'un gîte saisonnier est-il responsable de la chute d'un locataire dans un escalier intérieur non éclairé, et la faute de la victime peut-elle réduire son droit à indemnisation ?
Principe retenu
Le bailleur est tenu d'une obligation de sécurité envers le locataire, notamment de délivrer un logement exempt de tout danger. L'absence d'éclairage dans un escalier intérieur constitue un manquement à cette obligation. Toutefois, la victime qui ouvre une porte sans précaution et s'engage dans un escalier non éclairé commet une imprudence contribuant à son dommage, justifiant un partage de responsabilité.
Faits clés
- Location saisonnière d'un gîte par contrat du 25 août 2019
- Chute dans un escalier intérieur non éclairé le 29 août 2019 vers 4h du matin
- Porte d'accès à l'escalier portant la mention 'privé' mais non fermée à clé
- Victime médecin anesthésiste, blessures nécessitant intervention chirurgicale
- Bailleresse propriétaire du gîte, assurée auprès de la MAAF
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qui est responsable si je tombe dans un escalier non éclairé dans un gîte loué ?
La mention 'privé' sur une porte dégage-t-elle la responsabilité du bailleur ?
Mon imprudence peut-elle réduire mon indemnisation après une chute ?
Quel est le partage de responsabilité en cas de chute dans un escalier non éclairé ?
Puis-je agir contre l'assureur du propriétaire pour un accident dans un gîte ?
Quels sont mes droits si je me blesse en ouvrant une porte interdite ?
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