Cour d'appel, 1ère chambre-commercial, 16 juin 2026 — n° 25/00644
Synthèse de la décision
Question juridique
Le défaut de réponse du créancier à la contestation du mandataire judiciaire dans le délai de trente jours entraîne-t-il le rejet de la créance d'intérêts ?
Principe retenu
En application des articles L.622-27 et L.631-14 du code de commerce, le créancier qui ne répond pas à la lettre de contestation du mandataire judiciaire dans le délai de trente jours est réputé avoir accepté la proposition du mandataire. Toutefois, si la lettre de contestation n'a pas été régulièrement notifiée (absence de signature de l'accusé de réception par le destinataire), le délai n'a pas couru et la créance ne peut être rejetée sur ce fondement.
Faits clés
- Créance déclarée par la société [O] Mécanique pour un montant total de 73.497,61 euros
- Contestation par le mandataire judiciaire de la créance d'intérêts à hauteur de 25.000 euros pour prescription
- Lettre de contestation envoyée par LRAR le 12 octobre 2024
- Accusé de réception de la lettre de contestation non signé par le commissaire de justice destinataire
- Absence de réponse du créancier dans le délai de trente jours
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si je ne réponds pas à la contestation de ma créance par le mandataire judiciaire dans les 30 jours ?
Comment prouver que je n'ai pas reçu la lettre de contestation du mandataire judiciaire ?
Quel est le délai pour répondre à une contestation de créance en redressement judiciaire ?
Le juge-commissaire peut-il rejeter ma créance sans que j'aie pu répondre ?
Puis-je faire appel d'une ordonnance du juge-commissaire rejetant ma créance ?
Qu'est-ce que l'article L.622-27 du code de commerce ?
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