Cour d'appel, chambre 3 a, 29 juin 2026 — n° 25/03197
Synthèse de la décision
Question juridique
L'existence d'un bail verbal entre le bailleur et la mère du locataire principal fait-elle obstacle à l'acquisition de la clause résolutoire et à l'expulsion du locataire principal pour défaut de paiement des loyers ?
Principe retenu
Le bail verbal n'est pas opposable au bailleur en l'absence de preuve d'un accord sur la chose et le prix. La clause résolutoire acquise pour défaut de paiement des loyers entraîne la résiliation de plein droit du bail et l'expulsion du locataire et de tous occupants de son chef, sans que l'existence d'un bail verbal allégué par un occupant ne puisse y faire obstacle.
Faits clés
- Bail écrit signé le 26 juin 2012 entre la SA 3F Grand Est et Monsieur [W] [C] pour un appartement à usage d'habitation.
- Commandement de payer visant la clause résolutoire signifié le 27 décembre 2023 à Monsieur [C] et à Madame [V], mère de ce dernier.
- Madame [V] prétend être titulaire d'un bail verbal avec la SA 3F Grand Est.
- Premier juge a retenu l'existence d'un bail verbal sur la base d'indices (signification du commandement à Madame [V], décompte à son nom, courrier à la Capex).
- La cour d'appel infirme l'ordonnance et constate l'acquisition de la clause résolutoire au 28 février 2024.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un bail verbal ?
Un bail verbal peut-il empêcher l'expulsion du locataire principal ?
Quels sont les effets d'un commandement de payer visant la clause résolutoire ?
Comment contester une expulsion pour impayés de loyer ?
Qu'est-ce qu'une indemnité d'occupation ?
Qui est considéré comme occupant du chef du locataire ?
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