Cour d'appel, ch.sociale-protec.sociale, 18 juin 2026 — n° 23/00228
Synthèse de la décision
Question juridique
Les arrêts de travail et soins prescrits à un salarié après un accident du travail sont-ils opposables à l'employeur lorsque la présomption d'imputabilité n'est pas renversée ?
Principe retenu
La présomption d'imputabilité des arrêts de travail et soins à l'accident du travail s'applique tant que l'employeur ne rapporte pas la preuve que ces arrêts et soins ont une cause totalement étrangère au travail ou se rattachent exclusivement à un état pathologique préexistant évoluant pour son propre compte.
Faits clés
- Salarié maçon victime d'une chute dans un regard le 25 septembre 2019
- Certificat médical initial mentionne contusion main/poignet droit et contusion hémothorax
- Fracture du scaphoïde diagnostiquée le 24 octobre 2019, soit un mois après l'accident
- Arrêts de travail continus du 25 septembre 2019 au 2 novembre 2020
- Employeur conteste la durée des arrêts de travail devant la commission de recours amiable puis le tribunal
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la présomption d'imputabilité en accident du travail ?
Mon employeur peut-il contester la durée de mes arrêts de travail après un accident du travail ?
Que se passe-t-il si une fracture est diagnostiquée avec retard après un accident du travail ?
Quels sont les recours de l'employeur contre une décision de prise en charge de la CPAM ?
L'employeur doit-il prouver que les arrêts de travail sont sans lien avec l'accident ?
Quelle est la portée de l'opposabilité de la prise en charge à l'employeur ?
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