Cour d'appel, service des référés, 1 juillet 2026 — n° 26/00083
Synthèse de la décision
Question juridique
L'exécution provisoire d'un jugement de liquidation judiciaire peut-elle être arrêtée lorsque l'appelant présente des moyens sérieux de réformation, notamment la capacité de proposer un plan de redressement ?
Principe retenu
Le premier président de la cour d'appel peut arrêter l'exécution provisoire d'un jugement de liquidation judiciaire si les moyens à l'appui de l'appel paraissent sérieux, conformément à l'article R.661-1 du code de commerce. En l'espèce, la capacité du débiteur à proposer un plan de redressement par apurement du passif constitue un moyen sérieux de réformation.
Faits clés
- M. [N] exerce une activité de conseiller immobilier en tant qu'agent commercial depuis 2015.
- Le passif déclaré est de 41.702 euros, constitué de cotisations Urssaf.
- Le chiffre d'affaires annuel est variable : 25.569 € (2022), 13.913 € (2023), 26.211 € (2024).
- M. [N] déclare avoir encaissé 29.000 € de commissions en 2025 et 17.685 € de janvier à mai 2026.
- Il est propriétaire de sa résidence principale.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un moyen sérieux pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire d'une liquidation judiciaire ?
Puis-je demander l'arrêt de l'exécution provisoire si je conteste les cotisations Urssaf ?
Quels sont les critères pour qu'un débiteur soit en cessation des paiements ?
Comment se déroule la procédure d'arrêt de l'exécution provisoire devant le premier président ?
Le fait d'être propriétaire de sa résidence principale est-il un atout pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Quels sont les effets de l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement