Cour d'appel, chambre sociale, 2 juillet 2026 — n° 25/00694
Synthèse de la décision
Question juridique
L'extension d'une procédure de liquidation judiciaire à une personne physique pour confusion de patrimoines est-elle justifiée en l'absence de contrepartie aux prélèvements opérés par le dirigeant sur le compte bancaire de la société ?
Principe retenu
La confusion de patrimoines résulte de relations financières anormales entre une société et son dirigeant, notamment lorsque ce dernier effectue des prélèvements sans contrepartie caractérisée. L'absence de preuve de contrepartie incombe au dirigeant, et non au liquidateur, car il s'agit d'une preuve négative impossible à apporter. La situation personnelle du dirigeant est sans incidence sur la caractérisation de la confusion.
Faits clés
- Mme [M] était dirigeante et associée unique de la SASU [2] exerçant une activité de maçonnerie.
- Elle a effectué des virements et retraits sur le compte bancaire de la société à son profit.
- Ces prélèvements étaient inscrits en compte courant d'associé sans justificatif de contrepartie.
- La société a été placée en liquidation judiciaire simplifiée le 1er juillet 2024.
- Le liquidateur a demandé l'extension de la liquidation judiciaire à Mme [M] pour confusion de patrimoines.
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la confusion de patrimoines ?
Comment le liquidateur peut-il prouver la confusion de patrimoines ?
Quels sont les risques pour un dirigeant en cas de confusion de patrimoines ?
Puis-je justifier des prélèvements sur le compte de ma société par mon travail non rémunéré ?
Que faire si je reçois une demande d'extension de liquidation judiciaire ?
La situation personnelle du dirigeant est-elle prise en compte pour caractériser la confusion de patrimoines ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement