Cour d'appel, chambre civile section a, 30 juin 2026 — n° 25/01323
Synthèse de la décision
Question juridique
Le vendeur d'un véhicule d'occasion peut-il être condamné à reprendre le véhicule en raison de vices cachés, malgré l'ouverture d'une procédure collective à son encontre ?
Principe retenu
L'ouverture d'une procédure collective n'interdit pas au juge de condamner le vendeur à reprendre le véhicule, dès lors qu'il s'agit d'une obligation de faire ne tombant pas sous le coup de l'interdiction de l'article L. 622-21 du code de commerce. En revanche, l'astreinte ne peut être prononcée car elle obligerait la débitrice au paiement d'une somme d'argent.
Faits clés
- Acquisition le 17 octobre 2020 d'un véhicule Citroën C3 d'occasion avec 137 000 km au prix de 4 490 €
- Sifflement du turbo et perte de puissance constatés moins de deux mois après l'achat
- Protocole d'accord du 9 juin 2021 prévoyant des réparations, non exécuté correctement
- Expertise judiciaire ayant conclu à des vices cachés antérieurs à la vente
- Ouverture d'une procédure collective (redressement judiciaire) à l'encontre de la société venderesse
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je obtenir la reprise d'un véhicule défectueux si le vendeur est en redressement judiciaire ?
Le vendeur peut-il être condamné à reprendre le véhicule malgré sa procédure collective ?
Quels sont mes droits si le vendeur d'un véhicule d'occasion est en faillite ?
Comment faire annuler la vente d'une voiture avec vices cachés ?
L'astreinte est-elle possible contre une société en redressement judiciaire ?
Que faire si le garage ne répare pas correctement le véhicule ?
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