Cour d'appel, chambre 2 a, 2 juillet 2026 — n° 25/01653
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge des référés peut-il ordonner une expertise médicale selon la mission dite 'Anadoc' qui inclut des questions sur l'incidence professionnelle et le préjudice d'établissement, ou cette mission méconnaît-elle la nomenclature Dintilhac et outrepasse-t-elle le rôle de l'expert ?
Principe retenu
La nomenclature Dintilhac n'a pas de caractère impératif. Le juge des référés peut définir une mission d'expertise adaptée aux circonstances, incluant des questions sur les conséquences futures des séquelles, sans que cela constitue un excès de pouvoir de l'expert, dès lors que l'expert se borne à donner un avis technique.
Faits clés
- Accident de la circulation le 9 décembre 2023 impliquant un véhicule assuré par la MAAF
- Ordonnance de référé du 20 mars 2025 ordonnant une expertise médicale selon la mission 'Anadoc'
- Appel de la MAAF contestant la mission d'expertise
- MAAF soutient que la mission méconnaît la nomenclature Dintilhac et outrepasse le rôle de l'expert
- La mission inclut des questions sur l'incidence professionnelle et le préjudice d'établissement
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la mission Anadoc ?
La nomenclature Dintilhac est-elle obligatoire ?
L'expert peut-il se prononcer sur l'incidence professionnelle ?
Comment contester une ordonnance de référé ordonnant une expertise ?
Quels sont les recours contre une décision du juge des référés ?
Qui paie les frais d'expertise médicale en référé ?
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