Cour d'appel, chambre sociale b, 26 juin 2026 — n° 25/03775
Synthèse de la décision
Question juridique
La rupture conventionnelle d'un contrat de travail peut-elle être annulée en raison d'un vice du consentement lié à un projet d'acquisition du fonds de commerce par la salariée ?
Principe retenu
La rupture conventionnelle est nulle lorsque le consentement du salarié a été vicié, notamment en cas de manoeuvres dolosives de l'employeur. En l'espèce, l'employeur a laissé croire à la salariée qu'elle pourrait acquérir le fonds de commerce, ce qui a déterminé son consentement à la rupture. La nullité entraîne la requalification en licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Faits clés
- Madame [D] a été embauchée par la société [1] en contrat de professionnalisation du 1er septembre 2018 au 30 juin 2019, prolongé jusqu'au 8 juillet 2019.
- Un projet d'acquisition du fonds de commerce par Madame [D] était convenu pour août 2023.
- Une rupture conventionnelle a été signée le 12 juin 2023, avec fin du contrat le 18 juillet 2023.
- La salariée a saisi le conseil de prud'hommes pour nullité de la rupture conventionnelle.
- La cour d'appel a confirmé la nullité de la rupture conventionnelle et requalifié en licenciement abusif.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un vice du consentement dans une rupture conventionnelle ?
Puis-je annuler une rupture conventionnelle si mon employeur m'a menti ?
Quelles sont les conséquences de l'annulation d'une rupture conventionnelle ?
Dois-je rembourser l'indemnité de rupture conventionnelle si celle-ci est annulée ?
Quels sont les recours en cas de dol lors d'une rupture conventionnelle ?
Quelle est la différence entre une rupture conventionnelle et un licenciement ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement