Cour d'appel, chambre commerciale, 23 juin 2026 — n° 24/03174
Synthèse de la décision
Question juridique
Le défaut de paiement des loyers par le preneur justifie-t-il la résiliation judiciaire du bail commercial lorsque la dette a été significativement réduite et que le preneur a fait preuve de bonne foi ?
Principe retenu
La résiliation judiciaire du bail commercial pour défaut de paiement des loyers ne peut être prononcée que si l'inexécution est suffisamment grave. Lorsque le preneur s'efforce de solder sa dette, notamment en période de crise sanitaire, et que l'arriéré diminue significativement, la bonne foi du preneur peut faire obstacle à la résiliation.
Faits clés
- Bail commercial consenti le 5 et 13 avril 2000 pour un local de 59 m² dans une galerie marchande.
- Cession du fonds de commerce à la SASU Avagbo le 11 septembre 2017, avec effet au 1er avril 2018.
- Commandement de payer du 7 mai 2021 pour un arriéré de 9 533,12 euros.
- Arriéré locatif principalement issu des périodes de confinement liées à la Covid-19.
- La dette a été réduite de manière très significative et entièrement acquittée le 10 décembre 2025.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une résiliation judiciaire du bail commercial ?
Le juge peut-il refuser la résiliation malgré des impayés de loyer ?
Quels sont les critères de la bonne foi du preneur ?
Puis-je être condamné à des dommages et intérêts en plus des loyers impayés ?
Que se passe-t-il si je paie l'intégralité de ma dette après le jugement ?
Un nouvel arriéré après le jugement peut-il entraîner la résiliation ?
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