Cour d'appel, chambre des urgences, 17 juin 2026 — n° 24/03125
Synthèse de la décision
Question juridique
Les aboiements répétés de chiens de garde constituent-ils un trouble anormal de voisinage justifiant leur cessation sous astreinte et l'indemnisation des préjudices subis ?
Principe retenu
Le trouble anormal de voisinage est caractérisé lorsque les nuisances sonores excèdent les inconvénients normaux du voisinage. En l'espèce, l'intensité, la durée et la fréquence des aboiements des chiens de garde constituent un trouble anormal, justifiant la cessation sous astreinte et l'indemnisation des préjudices (troubles du sommeil, fatigue).
Faits clés
- Deux chiens de type berger malinois dressés pour la garde installés en 2022 dans une zone artisanale.
- Aboiements répétés, intenses et fréquents, notamment en journée et en soirée.
- Propriétaires voisins subissant des troubles du sommeil et une fatigue.
- Échec d'une conciliation et d'un constat d'accord amiable.
- Jugement de première instance confirmé en appel.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Les aboiements de chiens de garde peuvent-ils être considérés comme un trouble anormal de voisinage ?
Quels sont les recours possibles contre des aboiements intempestifs ?
Quels préjudices peuvent être indemnisés en cas de trouble anormal de voisinage ?
Comment prouver que les aboiements sont excessifs ?
Une astreinte peut-elle être prononcée pour faire cesser les aboiements ?
Un accord amiable non respecté peut-il être invoqué en justice ?
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