Cour d'appel, chambre sociale, 29 juin 2026 — n° 25/00088
Synthèse de la décision
Question juridique
L'incendie du lieu de travail constitue-t-il un cas de force majeure exonérant l'employeur de son obligation de payer le salaire après la date de l'incendie, et la demande de provision en référé est-elle fondée ?
Principe retenu
Un incendie détruisant le lieu de travail, survenu durant des émeutes, extérieur à l'entreprise, présente les caractères d'imprévisibilité et d'irrésistibilité requis pour constituer un cas de force majeure au sens de l'article 1148 du code civil, empêchant l'employeur d'exécuter ses obligations de fourniture de travail et de paiement du salaire. En conséquence, l'obligation de payer le salaire au-delà de la date de l'incendie est sérieusement contestable, ce qui justifie le rejet d'une demande de provision en référé.
Faits clés
- Incendie du magasin le 16 mai 2024 pendant des émeutes
- Contrat de travail à durée indéterminée depuis le 22 avril 2002
- Employeur invoque la force majeure pour rupture immédiate du contrat
- Salariée demande le paiement du salaire du 17 mai au 21 juin 2024
- Juge des référés avait rejeté la demande de provision
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la force majeure en droit du travail ?
Puis-je demander une provision en référé pour obtenir mon salaire après un incendie ?
Quelle est la date de rupture du contrat en cas de force majeure ?
Mon employeur doit-il me payer jusqu'à la remise des documents de fin de contrat ?
Quels sont les critères de la force majeure pour un employeur ?
Puis-je contester la décision de mon employeur d'invoquer la force majeure ?
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