Cour d'appel, pôle 4 - chambre 6, 26 juin 2026 — n° 22/00343
Synthèse de la décision
Question juridique
Le vendeur d'un bien en VEFA doit-il indemniser l'acquéreur pour le préjudice de jouissance et le préjudice financier résultant du retard de livraison, même en l'absence de clause pénale ?
Principe retenu
Le vendeur en VEFA est tenu de livrer le bien à la date convenue. En cas de retard, l'acquéreur peut obtenir des dommages et intérêts pour le préjudice de jouissance (perte de la jouissance du logement pendant la période de retard) et le préjudice financier (frais supplémentaires exposés, comme le coût du maintien dans un logement temporaire). L'absence de clause pénale ne fait pas obstacle à l'indemnisation du préjudice réel.
Faits clés
- Contrat de réservation signé le 14 octobre 2016 pour un appartement et un parking à 833 000 euros TTC
- Acte de vente en VEFA signé le 26 avril 2017 avec livraison prévue au plus tard le 30 juin 2018
- Retard de livraison dû à des difficultés de chantier (débord de fondation, intempéries, redressement judiciaire de l'entreprise de gros œuvre)
- Mise en demeure de livrer le 28 mai 2018
- Préjudice de jouissance évalué à 2 804,40 euros (période de retard)
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un préjudice de jouissance dans le cadre d'un retard de livraison VEFA ?
Comment est calculé le préjudice financier en cas de retard de livraison ?
Le promoteur peut-il invoquer des difficultés de chantier pour échapper à son obligation de livrer à temps ?
Que faire si mon contrat VEFA ne contient pas de clause pénale pour le retard ?
Quels sont les recours possibles en cas de retard de livraison d'un bien acheté sur plan ?
Puis-je obtenir des intérêts sur l'indemnité de retard ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement