Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 17 juin 2026 — n° 26/03431
Synthèse de la décision
Question juridique
La contradiction entre une mesure de rétention administrative et un contrôle judiciaire avec assignation à résidence sous surveillance électronique justifie-t-elle le rejet de la demande de prolongation de la rétention ?
Principe retenu
Lorsqu'un étranger fait l'objet à la fois d'une mesure de rétention administrative et d'un contrôle judiciaire avec assignation à résidence sous surveillance électronique, il existe une contradiction qui rend la rétention disproportionnée. En l'absence de perspectives d'éloignement raisonnables, la rétention doit être levée au profit de l'assignation à résidence.
Faits clés
- M. [A] [X], ressortissant russe né le 22 novembre 2006, a fait l'objet d'une OQTF le 8 avril 2026.
- Il a été placé en rétention administrative le 16 avril 2026.
- Un contrôle judiciaire avec assignation à résidence sous surveillance électronique a été mis en place le 15 avril 2026.
- La préfecture a demandé une troisième prolongation de la rétention de 30 jours.
- L'administration n'a pas diligenté de démarches concrètes pour l'éloignement depuis le placement en rétention.
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je être en rétention administrative alors que je suis sous contrôle judiciaire ?
Quels sont les motifs pour contester une prolongation de rétention ?
L'administration doit-elle prouver des perspectives d'éloignement pour prolonger la rétention ?
Que faire si la préfecture ne fait pas de diligences pour m'éloigner ?
Puis-je demander une assignation à résidence plutôt que la rétention ?
Quel est le délai maximum de rétention administrative ?
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