Cour d'appel, pôle 5 - chambre 9, 1 juillet 2026 — n° 26/07699
Synthèse de la décision
Question juridique
La caducité de la déclaration d'appel pour non-respect du délai de conclusions constitue-t-elle une atteinte disproportionnée au droit d'accès au juge garanti par l'article 6 §1 de la CEDH ?
Principe retenu
La caducité de la déclaration d'appel pour défaut de conclusions dans le délai imparti ne constitue pas une violation disproportionnée du droit d'accès au juge lorsque l'appelant a commis une erreur dans sa déclaration d'appel initiale et a formé un second appel, mais que ce second appel s'incorpore au premier sans ouvrir un nouveau délai pour conclure. L'appelant ne peut se prévaloir de ses propres insuffisances pour faire échec à la sanction.
Faits clés
- La SAS [A] a interjeté appel le 30 décembre 2025 d'un jugement d'extension de liquidation judiciaire.
- Un bulletin de procédure à bref délai a été notifié avec réduction du délai pour conclure à un mois.
- Le 21 janvier 2026, la société a formé un second appel pour régulariser le premier, visant également le ministère public.
- Les conclusions d'appel ont été déposées le 9 mars 2026, soit après l'expiration du délai d'un mois.
- Le conseiller de la mise en état a prononcé la caducité de la première déclaration d'appel le 26 mars 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la caducité d'une déclaration d'appel ?
Quel était le délai pour conclure dans cette affaire ?
La seconde déclaration d'appel a-t-elle permis de régulariser le retard ?
La caducité peut-elle être écartée pour formalisme excessif ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de caducité ?
La force majeure a-t-elle été invoquée avec succès ?
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