Cour d'appel, pôle 6 - chambre 4, 17 juin 2026 — n° 22/08592
Synthèse de la décision
Question juridique
Le licenciement d'un salarié victime d'un accident du travail, reconnu travailleur handicapé, est-il nul en raison du manquement de l'employeur à son obligation de sécurité et de l'absence de prise en compte des préconisations du médecin du travail ?
Principe retenu
Le licenciement d'un salarié victime d'un accident du travail est nul lorsque l'employeur a manqué à son obligation de sécurité en ne respectant pas les préconisations du médecin du travail et en mettant en œuvre une clause de mobilité sans vérifier sa compatibilité avec l'état de santé du salarié. Ce manquement cause un préjudice distinct ouvrant droit à des dommages-intérêts.
Faits clés
- Salarié engagé comme ingénieur de production en CDI depuis le 5 septembre 2016
- Accident du travail le 2 février 2018, arrêt jusqu'au 2 août 2018
- Reprise en mi-temps thérapeutique avec préconisation d'un fauteuil ergonomique
- Reconnaissance de travailleur handicapé le 19 mars 2019
- Mutation imposée par clause de mobilité sans vérification de compatibilité avec l'état de santé
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un licenciement nul ?
Mon employeur peut-il me licencier après un accident du travail ?
Quels sont mes droits si je suis travailleur handicapé et que mon employeur ne respecte pas les préconisations du médecin du travail ?
Puis-je contester une mutation imposée par une clause de mobilité si je suis en mi-temps thérapeutique ?
Quelle est la différence entre licenciement nul et licenciement sans cause réelle et sérieuse ?
Comment prouver que mon licenciement est nul ?
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