Cour d'appel, 1ère chambre, 23 juin 2026 — n° 24/02325
Synthèse de la décision
Question juridique
Le gestionnaire d'un camping commet-il une faute en refusant à l'acquéreur d'une résidence mobile de l'utiliser comme résidence principale à l'année, et l'acquéreur peut-il obtenir réparation de son préjudice ?
Principe retenu
Le contrat de vente d'une résidence mobile ne crée d'obligations qu'entre les parties contractantes. Le gestionnaire du camping, tiers au contrat, n'est pas tenu par la clause prévoyant le transfert du contrat de location d'emplacement. L'acquéreur qui revend volontairement son bien après avoir été informé de l'impossibilité de résider à l'année ne démontre pas de faute du gestionnaire ni de lien de causalité avec son préjudice.
Faits clés
- M. [V] a acheté une résidence mobile de loisirs le 30 septembre 2022 pour 9 000 euros.
- Le contrat de vente stipulait que la vente emportait transfert du contrat de location d'emplacement au bénéfice de l'acquéreur.
- Le gérant du camping a informé M. [V] qu'il ne pouvait pas résider à l'année sur l'emplacement.
- M. [V] a revendu la résidence mobile au gestionnaire du camping le 6 octobre 2022 pour 9 000 euros.
- M. [V] a assigné le gestionnaire en indemnisation pour préjudice matériel et moral.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je vivre à l'année dans un mobile-home sur un terrain de camping ?
Le gestionnaire d'un camping est-il tenu par la clause de transfert du contrat de location prévue dans la vente d'un mobile-home ?
Que faire si le camping refuse de m'accueillir après l'achat d'un mobile-home ?
Puis-je obtenir réparation si je subis un préjudice moral après avoir dû revendre mon mobile-home ?
Qu'est-ce que l'effet relatif des contrats ?
Le prix de revente de mon mobile-home doit-il être le même que le prix d'achat ?
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