Cour d'appel, chambre sociale, 2 juillet 2026 — n° 25/00879
Synthèse de la décision
Question juridique
La résiliation judiciaire du contrat de travail pour harcèlement moral produit-elle les effets d'un licenciement nul ?
Principe retenu
Le harcèlement moral caractérisé justifie la résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts de l'employeur, laquelle produit les effets d'un licenciement nul. Le salarié a droit à une indemnité de préavis, aux congés payés afférents, et à des dommages et intérêts pour licenciement nul, calculés en fonction du préjudice subi.
Faits clés
- M. [T] [I] a été embauché le 11 février 2013 en tant que technicien supérieur, puis promu cadre administratif et financier le 1er janvier 2020.
- Il a été élu membre titulaire du CSE le 4 juin 2019.
- Le 26 octobre 2023, il a saisi le conseil de prud'hommes d'une demande de résiliation judiciaire pour harcèlement moral.
- Le 20 novembre 2023, le médecin du travail l'a déclaré inapte à son poste avec dispense de reclassement.
- L'employeur lui a notifié un licenciement pour inaptitude le 27 mars 2024, annulé et remplacé par une lettre du 4 avril 2024.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la résiliation judiciaire du contrat de travail ?
Quels sont les effets d'une résiliation judiciaire pour harcèlement moral ?
Puis-je demander la résiliation judiciaire si je suis membre du CSE ?
Quelle est la différence entre un licenciement nul et un licenciement sans cause réelle et sérieuse ?
Comment prouver un harcèlement moral ?
Puis-je obtenir des dommages et intérêts distincts pour le préjudice moral lié au harcèlement ?
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