Cour d'appel, 3ème chambre commerciale, 30 juin 2026 — n° 25/06041
Synthèse de la décision
Question juridique
Le vendeur professionnel est-il tenu d'indemniser l'acheteur pour les dommages causés par un vice caché affectant un véhicule d'occasion, malgré l'existence d'une garantie commerciale souscrite auprès d'un tiers ?
Principe retenu
Le vendeur professionnel est tenu de garantir l'acheteur contre les vices cachés rendant la chose impropre à son usage, même si une garantie commerciale a été souscrite auprès d'un tiers. L'acheteur peut obtenir réparation de son préjudice matériel (frais de remise en état et de location d'un véhicule de remplacement) sur le fondement de la garantie des vices cachés.
Faits clés
- Acquisition d'un véhicule Iveco Daily VI d'occasion le 13 juillet 2021 pour 26 280 euros TTC
- Souscription d'une garantie commerciale de 6 mois auprès de la société Cirano
- Deux avaries successives les 26 octobre et 30 décembre 2021, la seconde ayant provoqué un début d'incendie
- Rapport d'expertise judiciaire concluant à un vice caché
- Devis de réparation du moteur à 19 888,09 euros TTC
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un vice caché ?
Puis-je obtenir réparation si j'ai souscrit une garantie commerciale ?
Quels préjudices puis-je réclamer ?
Comment prouver l'existence d'un vice caché ?
Quels sont les délais pour agir en garantie des vices cachés ?
Le vendeur professionnel peut-il s'exonérer de sa responsabilité ?
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