Cour d'appel, 9ème ch sécurité sociale, 17 juin 2026 — n° 23/05806
Synthèse de la décision
Question juridique
La matérialité d'un accident du travail fondé sur un choc psychique sans événement soudain et précis est-elle établie ?
Principe retenu
Pour qu'un accident du travail soit reconnu, il doit résulter d'un événement soudain et précis, survenu par le fait ou à l'occasion du travail. La preuve de la matérialité de l'accident incombe au salarié. En l'absence d'élément objectif établissant un événement précis et soudain, la qualification d'accident du travail ne peut être retenue.
Faits clés
- Déclaration d'accident du travail le 12 mars 2013 pour un fait du 6 mars 2013
- Certificat médical initial mentionnant 'souffrance psychique avec douleur morale, anxiété inhibante, troubles du sommeil'
- Employeur a émis des réserves sur l'absence de fait générateur, d'heure, de témoin et de lésion
- Enquête de la CPAM n'a pas permis d'identifier un événement précis
- Attestations de proches rédigées plus de 10 ans après les faits, peu circonstanciées
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un accident du travail ?
Comment prouver la matérialité d'un accident du travail ?
Un choc psychique peut-il être reconnu comme accident du travail ?
Que faire si l'employeur émet des réserves sur ma déclaration d'accident du travail ?
Quels sont les recours en cas de refus de prise en charge d'un accident du travail ?
Les attestations de proches sont-elles suffisantes pour prouver un accident du travail ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement